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Contrairement au vol de données personnelles chez Desjardins et Capital One, l’incident informatique chez Holstein Canada ne découle pas d’un piratage, et aucune activité malveillante n’a été recensée. Crédit photo : Archives TCN

Contrairement au vol de données personnelles chez Desjardins et Capital One, l’incident informatique chez Holstein Canada ne découle pas d’un piratage, et aucune activité malveillante n’a été recensée. Crédit photo : Archives TCN

Une brèche informatique touche Holstein Canada

Alors que de récents incidents concernant la protection de données personnelles sur le Web ont secoué deux institutions financières, une brèche informatique frappe Holstein Canada et plusieurs milliers de producteurs laitiers.

Tout a commencé le 10 juillet, lorsqu’une employée des Producteurs de lait du Québec (PLQ) a découvert un document confidentiel sur Internet et donc constaté qu’un serveur de Holstein Canada non sécurisé laissait s’échapper sur le Web des données personnelles de quelque 6 000 producteurs laitiers au pays. « Les PLQ ont immédiatement informé Holstein Canada, puis les Producteurs laitiers du Canada », a précisé à La Terre François Dumontier, directeur communications, affaires publiques et vie syndicale aux PLQ. Depuis, les données publiées dans le cyberespace ont été retirées et le serveur non protégé a été sécurisé.

Sans minimiser les impacts de cette brèche informatique, la chef de la direction de Holstein Canada, Ann Louise Carson, indique qu’aucune donnée financière n’a été rendue accessible. « Il faut rassurer les producteurs. Ce n’est pas du tout comme Desjardins ou Capital One », insiste-t-elle. La brèche chez Holstein Canada découle par ailleurs d’une erreur humaine et non d’un vol de données.

Jusqu’à huit données par ferme

Jusqu’à huit données par ferme ont pu se retrouver par inadvertance dans le cyberespace. « Pour la majorité, les renseignements divulgués sont le numéro de producteur et les coordonnées des fermes », expliquent les PLQ. « Que les données aient été accessibles ne veut pas dire qu’on y a accédé. Nous n’avons aucune indication qu’elles ont été utilisées », précise Mme Carson. La chef de la direction de Holstein Canada compare l’incident à un producteur qui aurait oublié de fermer la clôture d’un pâturage. « Personne n’est allé ouvrir délibérément la clôture, et nous n’avons aucune indication que les vaches sont sorties du pâturage, illustre-t-elle. Ç’a été une erreur de notre part, que nous regrettons beaucoup. »

Dans un souci de transparence, son organisation a envoyé plus de
6 000 lettres, dont 3 265 au Québec, aux producteurs concernés par la brèche. La lettre indique à chaque entreprise les renseignements qui étaient accessibles à son sujet.

Jugeant critiques les données dévoilées, les PLQ ont cessé de transmettre de l’information à Holstein Canada. Les évaluations des animaux pour la certification du volet bien-être animal du programme proAction sont temporairement suspendues au Québec et en Ontario. Elles reprendront lorsque l’audit mené actuellement par une tierce partie aura confirmé la sécurité des systèmes informatiques de Holstein Canada.