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Jusqu'à présent, 7 producteurs de lait de chèvre et 27 de boucherie prennent part à ce programme dont la participation est volontaire. Photo : Martin Ménard/Archives TCN

Jusqu'à présent, 7 producteurs de lait de chèvre et 27 de boucherie prennent part à ce programme dont la participation est volontaire. Photo : Martin Ménard/Archives TCN

Un programme d’assainissement de maladie peu populaire

Encore peu d’éleveurs de chèvres laitières participent au programme du Centre d’expertise en production ovine du Québec (CEPOQ) pour assainir l’arthrite encéphalite caprine au Québec. Les éleveurs de chèvres de boucherie y sont un peu plus nombreux.

Le programme, dont la participation est volontaire, existe depuis quelques années et récemment, c’est la vétérinaire Annie Daignault qui a repris le dossier. Elle mentionne qu’il y a 7 producteurs de lait de chèvre et 27 de boucherie qui y prennent part. « Chaque ferme adhérente aide à augmenter le cheptel, même si c’est seulement 15 chèvres », précise la responsable.

La Dre Daignault explique que l’arthrite encéphalite caprine est un virus qui se transmet facilement d’un animal à l’autre. Il affecte les poumons, les articulations et le pis. Il diminue le système immunitaire de l’animal et peut avoir des conséquences économiques. « Une chèvre atteinte aura de grosses articulations. Elle aura de la difficulté à se déplacer et se nourrir. Sa longévité est donc plus courte. Le pis deviendra dur et la mère aura une baisse de production de lait et une augmentation de cellules somatiques », explique-t-elle. L’arthrite encéphalite caprine ne se transmet toutefois pas à l’humain.

Le programme ne permet pas de l’éradiquer, mais de l’assainir pour qu’il circule moins. Un troupeau jugé négatif pourrait avoir un animal porteur asymptomatique. Lorsqu’un cas se présente dans un troupeau, il est séparé pour en créer deux, un négatif et l’autre positif. Des mesures strictes de biosécurité doivent ensuite être appliquées rigoureusement afin de ne pas contaminer le troupeau exempt de cas. Lors de la participation au programme, les éleveurs sont davantage conscientisés à l’importance de la biosécurité, ce qui permet en même temps de contrôler d’autres maladies. « Ne serait-ce que pour ça, ça vaut la peine d’y adhérer », s’exclame la Dre Daigneault.