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Le dernier cas de grippe aviaire (d’une autre souche que la H5N8) remonte à 2016, dans un troupeau de canards en Ontario. Photo : Archives/TCN

Le dernier cas de grippe aviaire (d’une autre souche que la H5N8) remonte à 2016, dans un troupeau de canards en Ontario. Photo : Archives/TCN

Transmission à l’humain de la souche H5N8 de la grippe aviaire

Sept personnes travaillant dans une usine de transformation de volailles du sud de la Russie ont été contaminées par la souche H5N8 du virus de la grippe aviaire. Les autorités sanitaires russes ont confirmé cette transmission le 20 février et en ont informé l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « afin que le monde entier ait le temps de se préparer », rapporte l’Agence France-Presse. Il s’agirait, selon l’OMS, d’un premier cas de transmission de la souche H5N8 à l’humain. Aucune transmission d’humain à humain n’aurait pour l’instant été observée.

Martin Pelletier

Martin Pelletier

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies a toutefois précisé, dans un avis le 24 février, que le cas signalé en Russie représentait un risque « très faible » et que le virus était encore considéré comme « purement adapté aux oiseaux puisqu’aucun marqueur de l’adaptation des mammifères n’a été observé ». La maladie chez les humains contaminés a également été décrite comme « asymptomatique ou légère », ce qui amoindrit les préoccupations.

Selon Martin Pelletier, coordonnateur de l’Équipe québécoise de contrôle des maladies avicoles, ce n’est pas la première souche du virus de l’influenza aviaire qui a cet effet-là. « C’est un peu comme notre COVID-19, c’est un virus qui mute facilement. Le plus grand risque est donc qu’une souche transmissible à l’homme se développe », dit-il. Le spécialiste spécifie qu’à l’heure actuelle, il y a peu d’inquiétude quant à une propagation dans les élevages au pays, puisque cette souche est surtout présente en Europe et en Asie.