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Le Dindon du Québec collabore avec les établissements de formation en cuisine et en boucherie. Photo : Gracieuseté des Éleveurs de volailles du Québec

Le Dindon du Québec collabore avec les établissements de formation en cuisine et en boucherie. Photo : Gracieuseté des Éleveurs de volailles du Québec

Promouvoir la consommation de dindons à l’année

Les producteurs de dindons de la province ne ménagent pas les efforts pour faire consommer leur produit à l’année, que ce soit au moyen de dégustations ou de partenariats avec des événements, des personnalités ou des institutions.

Au-delà de la traditionnelle dinde entière servie à l’Action de grâce, à Noël ou à Pâques, l’industrie mise sur les découpes du volatile pour mieux ancrer la viande de dindon dans les habitudes alimentaires, un peu comme son cousin le poulet. Plusieurs découpes telles que les poitrines, les pilons et les cuisses s’offrent maintenant aux consommateurs.

« Depuis plus de deux ans, on travaille beaucoup sur la mise en bouche pour faire consommer le dindon à l’année, explique la directrice générale des Éleveurs de volailles du Québec (EVQ), Marie-Ève Tremblay. Avec la mise en bouche, on essaie de rejoindre la personne qui fait l’épicerie. » Son organisation mise sur un marketing 360 degrés chez les détaillants. Du début du mois de mai jusqu’en octobre, deux camions de rue sillonnent les routes de la province du vendredi au dimanche pour faire découvrir le dindon autrement. Comme le camion se déplace à l’épicerie, les clients peuvent goûter le dindon à l’entrée du magasin puis acheter la découpe à l’intérieur.

Culturel et sportif

Riche en protéines et plus maigre que le poulet, le dindon s’avère aussi très populaire parmi les athlètes, précise Mme Tremblay. Dans ce créneau, le Dindon du Québec poursuit sur sa lancée en créant des partenariats avec Tennis Canada pour la Coupe Rogers de même qu’une vingtaine d’événements à saveur sportive ou alimentaire.

Le Dindon du Québec fait aussi dans le culturel puisque son camion de rue était de l’après-gala Artis. Les Éleveurs collaborent également avec Ricardo, l’auteur et conférencier Jimmy Sévigny, Aliments du Québec et l’entreprise Canton, et assurent une présence marquée dans les établissements offrant une formation en cuisine et en boucherie.

À l’heure actuelle, ces efforts portent fruit puisque la consommation de dindon demeure stable, malgré la compétition qui règne dans le marché de la protéine. Selon Agriculture et Agroalimentaire Canada, en 2018, la consommation moyenne de dindon par habitant s’élevait à 4,28 kg. 

Promotion

En 2018, les producteurs de dindons ont investi plus de 630 000 $ en promotion grâce à une contribution de 1,76 $/100 kg vif. « Cette année, la démarche des producteurs s’arrime avec la campagne nationale », indique la directrice générale des Éleveurs de volailles du Québec, Marie-Ève Tremblay. En matière de promotion, le Québec fait d’ailleurs office de chef de file. L’organisation nationale, les Éleveurs de dindons du Canada (EDC), vient de lancer une première campagne de promotion bilingue depuis 2004. « Au cours des cinq prochaines années, nous aurons la stimulante mission de faire plus de place au dindon dans l’assiette, de modifier les perceptions et de montrer aux Canadiens que le dindon est un choix délicieux de tous les jours pour nourrir leur famille tout en soutenant nos éleveurs locaux », explique le président du conseil des EDC, Darren Ference. La campagne nationale a été lancée le 6 mai et elle prévoit produire 122 millions d’expositions à ses publicités. Des recettes sont aussi disponibles au Pensezdindon.ca.