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ProAction sera implanté sur les fermes laitières du Québec

Les 150 délégués de la Fédération des producteurs de lait du Québec ont endossé majoritairement le programme ProAction.

QUÉBEC – C’est lors de l’assemblée générale annuelle tenue hier qu’ils se sont prononcé par une forte majorité, mais non sans émettre de grandes réserves, la mise en place du programme qui vise ultimement à renforcer le lien de confiance entre les producteurs laitiers et la population.

Globalement, la résistance des producteurs vient du fait qu’ils estiment produire déjà du lait d’excellente qualité, que ProAction ne contribuera pas à hausser leur revenu et qu’ils se passeraient bien de la paperasse à remplir qui accompagne ce programme. ProAction deviendra un genre de guichet unique pour ce qui touche la qualité du lait, la traçabilité, le bien-être animal, la biosécurité, l’environnement, la salubrité des aliments.

Selon un sondage Ipsos Marketing réalisé en février dernier, 97 % des Québécois font tout à fait ou plutôt confiance aux producteurs de lait. Le président Bruno Letendre a souligné l’importance de maintenir cette confiance. Il est monté au créneau le premier en faisant la promotion de ce programme dans son allocution aux délégués. « Il n’y a pas de producteur qui saute de joie à l’idée d’ajouter du travail à ses activités, mais si nous ne prenons pas ces dispositions nous-mêmes, nous risquons de nous les faire imposer », a-t-il fait valoir.

Les délégués ont insisté pour que les gouvernements contribuent au financement de la démarche et veulent être présents dans le développement et l’implantation de ProAction. Ils réclament par ailleurs des délais raisonnables et une entrée progressive des mesures. Ils tiennent à ce que les bonnes pratiques déjà en place sur les fermes laitières du Québec soient diffusées auprès de la population.

Président des Producteurs laitiers du Canada, Wally Smith a aussi enfoncé le clou en notant que les producteurs européens et des États-Unis ont entrepris des démarches similaires. « Dire aux consommateurs faites-nous confiance ne suffit plus. Il faut faire la preuve de ce que nous effectuons sur nos fermes laitières. » Selon lui, ProAction devrait être en place d’ici 2020.

Même le ministre québécois de l’Agriculture, François Gendron, a invité les producteurs de lait à s’engager dans cette voie vu « les préoccupations de plus grandes des citoyens à l’égard du bien-être animal et de la salubrité des aliments ».