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Près d'un million pour la traçabilité

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Tel que publié dans La Terre de chez nous

Reconnaissant le « leadership » et « l’expertise incontestable » d’Agri-Traçabilité Québec (ATQ), le gouvernement fédéral octroie tout près d’un million de dollars à l’organisme responsable de l’identification permanente et de la traçabilité pour le Québec.

« La traçabilité est devenue un facteur de vente incontournable. Son importance grandit partout chez nos clients du monde entier », a affirmé d’entrée de jeu le ministre d’État à l’Agriculture, Jean-Pierre Blackburn, lors de l’annonce officielle d’une contribution pouvant atteindre 969 920 $ à ATQ.

Selon Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), ce financement appuiera l’automatisation du système AgriTrace, son adaptation et l’intégration de nouvelles applications de validation afin de procéder à la traçabilité mixte des animaux, c’est-à-dire individuelle et par lot. « Ce sont d’excellentes nouvelles pour les producteurs canadiens puisque la détection de problèmes va s’en trouver accélérée », a salué M. Blackburn. « Sans la détermination des producteurs à faire de la traçabilité, on ne serait pas là aujourd’hui, a réagi pour sa part le président d’ATQ, Richard Maheu. L’expertise développée par l’organisation a notamment permis d’exporter du boeuf québécois au Japon.

« On a fait des pas de géant. On est des leaders au monde. On veut le rester », a insisté M. Maheu. Le Québec se distingue des autres provinces par une identification à la naissance plutôt qu’à la sortie de la ferme et par un fournisseur unique d’identifiants. Les ministres de l’Agriculture de tout le pays ont toutefois convenu lors de leur dernière rencontre « qu’il était dans l’intérêt de tous d’avoir la même réglementation un peu partout au pays. Dans ce contexte-là, le Québec a une longueur d’avance », a révélé Jean-Pierre Blackburn. « Et elle est longue la longueur d’avance, a poursuivi Richard Maheu. En cours d’année, ATQ s’en vient avec un projet où on va commencer à travailler pour continuer la traçabilité jusqu’à l’épicerie, pour être capable d’identifier d’où vient la livre de steak. » « Les provinces ont convenu d’avoir un système compatible, mais quand il y en a un qui est en avance, qui est meilleur, pas besoin de réinventer la roue », a reconnu le ministre d’État à l’Agriculture. La réflexion des autres membres de la Confédération porte notamment sur l’identification des animaux 48 heures après leur naissance. « Est-ce que ça va être inclus ? Je ne pourrais pas vous dire. C’est en train de se négocier avec chacun des partenaires provinciaux », a précisé Sandra Gagné, directrice d’AAC pour le Québec. La Belle Province pourrait donc montrer la voie au reste du Canada regroupé au sein de l’Agence canadienne d’identification du bétail (ACIB). « Je peux vous garantir qu’on a de bons échanges avec l’ACIB pour travailler ensemble pour que toutes les provinces aient non pas un semblant, mais un système comparable et compatible », a résumé le président d’ATQ. L’organisme, qui a vu le jour en 2001, fête ses dix ans cette année.