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Pas d’office national pour les éleveurs de poulettes

Le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire du Canada, Gerry Ritz, n’autorisera pas la création d’un 6e office national pour les Éleveurs de poulettes du Canada.

Cette décision tant attendue a été communiquée hier. « Nous sommes déçus de la décision du ministre », déclare Carl Bouchard, président des Éleveurs de poulettes du Québec (ÉPQ) et vice-président des Éleveurs de poulettes du Canada (ÉPC). Actuellement, les éleveurs de poulettes attendent de prendre connaissance des raisons pour lesquelles le ministre a refusé la création de leur office avant d’émettre plus de commentaires.

« On nous a assuré, par ailleurs, que le ministre et le Conseil national des produits agricoles vont s’asseoir avec les éleveurs de poulettes pour regarder des alternatives et les options qui s’offrirent aux éleveurs », poursuit Carl Bouchard.

Défense de la gestion de l’offre

« Le ministre est un ardent défenseur de la gestion de l’offre. Il l’a rappelé encore la semaine dernière devant un auditoire de producteurs canadiens qui croient à cet outil », précise Carl Bouchard.

Évidemment, la création d’un 6e office aurait certainement constitué une opportunité pour le ministre de signifier à nouveau son soutien à la gestion de l’offre. Selon les raisons qui justifieront sa décision, des réactions se feront entendre.

Mettre les efforts en commun

« La décision ne remet pas en cause le fait que les éleveurs de poulettes doivent travailler ensemble avec l’objectif commun d’obtenir un revenu décent pour leur production. Car, on dispose d’un produit de qualité exemplaire; nos poulettes répondent à des standards de biosécurité très élevés et aux exigences de nos acheteurs, les producteurs d’œufs », indique Carl Bouchard.

La création d’un office aurait permis aux ÉPC de représenter les groupes provinciaux, de prendre des décisions pour l’ensemble des éleveurs relativement au dossier du coût de production, de la lutte contre les maladies et le bien-être animal, par exemple. Dans un communiqué, le président des ÉPC a déclaré : « Nous sommes rendus trop loin pour abandonner. Nous allons maintenant nous réorganiser, évaluer nos options et foncer. Le statu quo n’est simplement plus viable et, d’une façon ou d’une autre, les ÉPC mèneront les éleveurs de poulettes du pays vers un avenir stable. »

Rappelons que depuis quatre ans, les ÉPC effectuent des démarches juridiques afin d’obtenir le statut d’office national en vertu de la Loi sur les offices des produits agricoles du Canada. L’élevage de poulettes constitue le seul maillon de la filière avicole à ne pas faire partie du système de gestion de l’offre. Les éleveurs de poulettes élèvent des poussins de 1 jour à 19 semaines, ensuite ces oiseaux deviennent des poules pondeuses.