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Dans l’ordre habituel, Bruno Girard, responsable des achats chez F. Ménard, Yvan Lacroix, directeur général de l’AQINAC, Denis Richard, président de La Coop fédérée, et David Boissonneault, président des Éleveurs de porcs du Québec. © Pierre-Yvon Bégin

Dans l’ordre habituel, Bruno Girard, responsable des achats chez F. Ménard, Yvan Lacroix, directeur général de l’AQINAC, Denis Richard, président de La Coop fédérée, et David Boissonneault, président des Éleveurs de porcs du Québec. © Pierre-Yvon Bégin

Moment historique pour la filière porcine

QUÉBEC — La filière porcine pourrait investir un milliard de dollars et créer 2 000 nouveaux emplois au cours des 10 prochaines années.

Cet objectif ambitieux constitue l’élément principal du plan stratégique dévoilé mercredi soir dernier à Québec par les partenaires du secteur. Ceux-ci ont bon espoir d’obtenir l’adhésion du gouvernement à ce plan, d’autant qu’il ne requiert pas d’argent frais de sa part.

Les représentants du secteur porcin ont parlé d’un moment historique qui contraste avec le contexte apocalyptique des dernières années. Emporté par son enthousiasme, le président des Éleveurs de porcs a même involontairement multiplié les investissements par dix.

« C’est la première fois dans l’histoire que les producteurs, transformateurs et fournisseurs d’intrants s’entendent sur un plan avec des objectifs et des moyens précis pour y parvenir », a déclaré David Boissonneault. Il a souhaité que l’État québécois en soit un partenaire en fournissant un environnement stable et prévisible pour cinq ans.

Le président de La Coop fédérée, Denis Richard, a pour sa part souligné la contribution du secteur porcin à la vitalité économique du Québec. La filière porcine, a-t-il noté, génère des retombées de 3 milliards de dollars chaque année.

Le plan prévoit notamment optimiser le plein potentiel de la filière et mobiliser les nombreux partenaires pour la maintenir au sommet. De concert avec les populations, il comporte aussi la modernisation des infrastructures existantes afin de répondre aux nouvelles normes de bien-être animal. Pour atteindre ces objectifs, la filière entend miser sur le sentiment de fierté des Québécois envers une viande de haute qualité.

« On veut que les consommateurs québécois et d’ailleurs en mangent davantage et que les gens de l’industrie en soient fiers », a résumé le directeur général de l’AQINAC, Yvan Lacroix.

Le représentant la firme F. Ménard de L’Ange-Gardien, Bruno Girard, a pour sa part mentionné la conjoncture favorable qui profite aujourd’hui à l’industrie porcine. À titre indicatif, son entreprise est en train de réaliser un investissement de 8 M$ pour la construction de bâtiments pour abriter les porcelets, ce qui permettra d’éliminer les importations.

« Enfin, a-t-il déclaré, le secteur se dote d’un plan de match commun. D’ici 10 ans, on prévoit une hausse de 12 % de la consommation de viande de porc. »

Le président de l’Union des producteurs agricoles, Marcel Groleau, était l’un des invités à ce dévoilement. Il note avec intérêt l’initiative de la filière porcine, affirmant qu’elle constitue « un modèle » pour les autres secteurs.

« Ils pensent en filière », a-t-il déclaré.