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Les vaches ne devront plus être attachées 365 jours par année. Elles devront, à un moment ou un autre, avoir la possibilité de « se mouvoir », par exemple en allant au pâturage. Photo : Archives/TCN

Les vaches ne devront plus être attachées 365 jours par année. Elles devront, à un moment ou un autre, avoir la possibilité de « se mouvoir », par exemple en allant au pâturage. Photo : Archives/TCN

Les bovins laitiers devront bouger davantage

Les producteurs sont invités à commenter une révision préliminaire du code de pratiques pour le soin et la manipulation des bovins laitiers, qui guidera le programme ProAction. Selon les principaux changements proposés au code, dont la dernière version remonte à 2009, les installations à la ferme devront dorénavant permettre aux animaux de bouger davantage.

« Il y a deux ou trois secteurs majeurs avec des changements », fait remarquer Steve Adam, de Lactanet, membre du comité d’élaboration du code. L’expert en confort et bien-être précise que les commentaires soumis par les producteurs au Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage n’entraîneront pas de changements radicaux aux exigences préliminaires, mais pourraient permettre des ajustements, si nécessaire, sur le plan de la faisabilité.

Vêlage en stabulation libre

Les vaches ne devront plus être attachées 365 jours par année. Elles devront, à un moment ou un autre, avoir la possibilité de « se mouvoir le plus souvent possible », peut-on lire dans la version préliminaire du code. Les producteurs devront loger les vaches en lactation ou taries en stabulation libre ou au pâturage ou encore leur fournir un accès régulier à une cour d’exercice ou à un pâturage. « Il y a de la flexibilité. […] Ce qu’il faut, c’est détacher les animaux à une période de l’année. C’est comme une amorce pour faire bouger les animaux », indique M. Adam, spécifiant qu’il n’y a pas encore de durée ou de fréquence établie pour ce faire.

D’ici 2028, par ailleurs, les vaches devront vêler en stabulation libre ou au pâturage. Selon un récent sondage effectué par Lactanet auprès de 2 143 fermes laitières au Québec, environ 60 % d’entre elles sont encore en stabulation entravée au moment du vêlage.

Logement des veaux

Du côté des veaux, ils ne devront plus être attachés à l’intérieur après la naissance, ni dans une stalle ni à un mur. Ils devront être capables de « se lever et de se coucher avec aisance, de se retourner complètement et de se tenir debout sans toucher le haut de l’enceinte », lit-on dans le document. À compter de 2029, les bébés ne pourront plus non plus être attachés à une huche et d’ici 2033, les veaux compatibles et en bonne santé devront être logés en paire ou en groupe, de la naissance au sevrage, qu’ils soient à l’extérieur ou à l’intérieur. Ils ne pourront plus l’être de façon individuelle. « C’est bon pour la socialisation et la croissance. Au moment du sevrage, ensuite, le veau est moins stressé s’il a été habitué [à la présence] d’autres veaux », explique M. Adam.

Selon le portrait établi par Lactanet, 44,2 % des veaux sont actuellement placés dans un logement libre, mais individuel, tandis que 39,6 % sont déjà en groupe ou en paire. Seulement 16,1 % sont attachés.

Le nouveau code devrait être publié d’ici la fin de 2022. En attendant, les éleveurs sont invités à faire part de leurs commentaires d’ici le 27 janvier sur le site du Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage, en cliquant sur le lien prévu à cet effet dans la section « Bovins laitiers ».