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Pour Marc-Antoine Paquet, le deuxième candidat et premier agriculteur bas-laurentien à obtenir un prêt de quota de 1 500 m2 accordé l’automne dernier par le Programme d’aide au démarrage des Éleveurs de volailles du Québec, l’éloignement des grands centres peut représenter un avantage. Photos : Johanne Fournier

Pour Marc-Antoine Paquet, le deuxième candidat et premier agriculteur bas-laurentien à obtenir un prêt de quota de 1 500 m2 accordé l’automne dernier par le Programme d’aide au démarrage des Éleveurs de volailles du Québec, l’éloignement des grands centres peut représenter un avantage. Photos : Johanne Fournier

L’éloignement est un avantage pour Marc-Antoine Paquet, éleveur du Bas-Saint-Laurent

SAINTE-FLORENCE – Pour le premier agriculteur bas-laurentien et deuxième candidat à obtenir un prêt de quota de 1 500 m2 accordé l’automne dernier par le Programme d’aide au démarrage des Éleveurs de volailles du Québec, l’éloignement des grands centres n’a pas que des inconvénients. Le fait d’être un éleveur de La Matapédia peut aussi représenter un avantage, selon Marc-Antoine Paquet.

Marc-Antoine Paquet assurera la gestion de son entreprise avicole à distance à partir de son ordinateur ou de son téléphone cellulaire.

Marc-Antoine Paquet assurera la gestion de son entreprise avicole à distance à partir de son ordinateur ou de son téléphone cellulaire.

« Concernant le transport, les fournisseurs d’équipements, les spécialistes en gestion et en élevage, je suis loin, reconnaît l’agriculteur de Sainte-Florence. Mais sur le plan de l’élevage, c’est un très gros avantage parce que ça décentralise la production. C’est un territoire vierge pour l’élevage de poulets. Je n’ai pas plus ni moins de chances qu’un autre concernant les maladies. Mais en n’ayant pas un poulailler à 2 km de la maison qui appartient à un voisin, ça m’avantage. » Assurant la relève de la ferme familiale de quatrième génération, le producteur céréalier de 30 ans était vraiment motivé à élever de la volaille puisqu’il ne s’est pas laissé décourager par un premier refus dans le cadre du programme. Il est revenu à la charge en faisant une deuxième demande. « La première fois, en 2019, je n’avais pas été retenu dans les cinq meilleurs plans d’affaires, raconte Marc-Antoine Paquet. Il y avait quelques données erronées qui ont fait en sorte que mon plan d’affaires n’était pas assez bon. La deuxième fois, je me suis mieux renseigné. »

Démarrage imminent du projet

Marc-Antoine Paquet projette d’élever environ 100 000 poulets de 2,85 kg dans un bâtiment de deux étages d’une superficie de 1 800 m2, dont le coût de construction devrait s’élever entre 850 000 et 900 000 $. Pour l’instant, le projet est à l’étape des plans d’ingénieur et des soumissions pour les équipements. « J’attends que la neige fonde et je vais faire bûcher pour faire le terrassement et le ciment, apporter l’eau, faire les murs et tout le reste de la construction. »

Le diplômé en gestion d’entreprise agricole du Cégep de Lévis prévoit que son entreprise aviaire pourra être opérationnelle à la mi-décembre. Pour commencer, il a approché la Coopérative agricole de Drummondville pour l’approvisionner en poussins d’un jour. Il est aussi en communication avec Couvoir Scott, situé dans Chaudière-Appalaches. Le futur aviculteur nourrira ses oiseaux à la moulée selon un cycle de 56 jours. Par la suite, ils seront abattus chez Sunnymel, à Clair au Nouveau-Brunswick.

Le début de la construction d’un bâtiment de 1 800 m2 à proximité des bâtiments de la ferme familiale est prévu pour ce printemps.

Le début de la construction d’un bâtiment de 1 800 m2 à proximité des bâtiments de la ferme familiale est prévu pour ce printemps.

Comme le poulailler sera automatisé, son propriétaire n’envisage pas d’engager de personnel. « Je vais avoir un bon contrôle avec Maximus, qui va faire toute ma régie d’élevage. C’est lui qui prend les températures et qui s’occupe de la ventilation, du poids des poulets, de leur donner de la moulée, de fournir l’eau. Il y aura aussi des caméras intérieures avec du son et vis-à-vis quelques instruments essentiels. » La gestion se fera à distance à partir de son téléphone cellulaire ou de son ordinateur. Il lui restera à faire ses tournées habituelles. « C’est de quoi qui s’intègre très bien à ma routine actuelle à la ferme. »


Premier bénéficiaire du programme

Doug Bryson

Doug Bryson

Le soutien du Programme d’aide au démarrage des Éleveurs de volailles du Québec a donné des ailes à Douglas Bryson, le tout premier producteur à bénéficier de ce programme en 2019. En effet, celui-ci a enfin pu réaliser son rêve. « Ça a été un peu plus difficile de démarrer à cause de la transaction de la ferme parce que le gros rush de la vente de maisons avait inondé les notaires. À part ça, tout va bien. On vient de finir une rénovation, c’est-à-dire de changer tout le système de contrôle de la bâtisse. Puis, je viens de démarrer mon cinquième élevage. J’ai 27 300 poulets que j’élève pendant 35 à 36 jours qui font entre 2,15 et 2,45 kg. C’est ce que les abattoirs recherchent. » Selon l’éleveur d’Ormstown, en Montérégie, la réussite dans un délai de six mois du transfert de ferme avec un agriculteur non apparenté figure parmi ses bons coups. Mais à son avis, les principaux défis restent à venir en raison de la réalité de l’achat de quotas, qui est en augmentation.