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Une énorme ferme aquacole devait être construite sur les terres de la Ville de Grande-Rivière, en Gaspésie, et fournir ses premiers saumons en 2020, mais le projet se trouve dans une impasse majeure. Photo : Ville de Grande-Rivière

Une énorme ferme aquacole devait être construite sur les terres de la Ville de Grande-Rivière, en Gaspésie, et fournir ses premiers saumons en 2020, mais le projet se trouve dans une impasse majeure. Photo : Ville de Grande-Rivière

Le projet de la plus grosse ferme aquacole bat de l’aile

L’entreprise CanAquaculture indique sur son site internet que les premiers saumons seront produits dès 2020 à la mégaferme d’élevage aquacole devant être bâtie sur la terre ferme en Gaspésie. Mais en vérité, la construction de ce projet estimé à 45 M$ n’a pas encore démarré. En fait, la Ville de Grande-Rivière a même retiré son appui à ce projet qui devait à lui seul pratiquement tripler la production aquacole du Québec.

« On a posé plusieurs questions à plusieurs niveaux [au représentant de CanAquaculture], et les réponses reçues n’ont pas été à notre satisfaction », dit le maire de Grande-Rivière, Gino Cyr. Sa localité a retiré la donation du terrain qu’elle avait faite à l’entreprise. Les deux parties se retrouveront le 5 novembre prochain au palais de justice de Percé pour régler leur différend devant le juge.

Contacté par La Terre, le directeur des affaires publiques de CanAquaculture n’a pas voulu commenter la décision de la Ville. Jean-Sébastian Thériault n’a pas non plus indiqué si l’on avait l’intention de mettre le projet en œuvre ailleurs.

Installations dernier cri

Rappelons que le projet CanAquaculture visait la construction d’installations dernier cri où les excréments des poissons auraient même été filtrés, séchés et convertis en engrais. À terme, le complexe aquacole devait produire 3 000 tonnes de saumons par année, un volume énorme considérant que la production totale de poissons d’élevage pour tout le Québec s’établit à environ 1 100 tonnes actuellement. « On veut devenir les leaders québécois de l’aquaculture et le rester. […] Après ce premier projet, on pourrait construire d’autres sites d’importance en aquaculture au Québec », avait indiqué M. Thériault lors d’une entrevue à La Terre en 2017.