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Le producteur ovin Marc Couture et ses deux fils, Frédéric et Jean-Sébastien, propriétaires de la Bergerie Patapédia, consacrent 40 % de leur élevage de 1 000 brebis à la production d’agneaux nourris aux algues. Photo : Gracieuseté de la Bergerie Patapédia

Le producteur ovin Marc Couture et ses deux fils, Frédéric et Jean-Sébastien, propriétaires de la Bergerie Patapédia, consacrent 40 % de leur élevage de 1 000 brebis à la production d’agneaux nourris aux algues. Photo : Gracieuseté de la Bergerie Patapédia

L’agneau nourri aux algues fait tourner les têtes

Un groupe d’éleveurs ovins de la Gaspésie élèvent dans leur coin de pays un produit unique au monde : l’agneau nourri aux algues. Prisé depuis plusieurs années par les meilleures tables de la province et les clients de boucheries fines, voilà que des acheteurs de New York et de Dubaï sont impatients de pouvoir en obtenir.

Leïla Arbour souhaite prendre la relève de ses parents, Manon Lelièvre et Sylvain Arbour, qui produisent depuis 2006 de l’agneau nourri aux algues en Gaspésie. Photo : Gracieuseté de la Bergerie du Margot

Leïla Arbour souhaite prendre la relève de ses parents, Manon Lelièvre et Sylvain Arbour, qui produisent depuis 2006 de l’agneau nourri aux algues en Gaspésie. Photo : Gracieuseté de la Bergerie du Margot

De son bureau de Bonaventure, en Gaspésie, Manon Lelièvre, copropriétaire avec son conjoint Sylvain Arbour de la Bergerie du Margot, coordonne la mise en marché de cet agneau de niche depuis les débuts du projet, en 2006. Avec l’aide de deux autres producteurs, soit La Bergerie du Faubourg, de Saint-Narcisse de Rimouski, et la Bergerie Patapédia, de L’Ascension-de-Patapédia, ils produisent en moyenne 20 à 25 agneaux nourris aux algues par semaine.

Jusqu’à New York et plus loin encore

Mais ce nombre pourrait très bientôt monter à sept ou huit producteurs, révèle Mme Lelièvre. Car avant que les frontières du monde ne se ferment pour des raisons pandémiques, elle était allée tâter le terrain des acheteurs potentiels à New York et à Dubaï. « Nous étions sur le point de nous rendre au Japon quand les frontières se sont fermées », raconte-t-elle.

L’éleveuse a pu constater que l’intérêt pour le produit est très grand. « Ils étaient même déçus de ne pas pouvoir en avoir tout de suite », raconte-t-elle.  Des acheteurs de l’Ontario et de Colombie-Britannique ont aussi manifesté leur intérêt.

D’ici un an ou deux, Mme Lelièvre estime que les producteurs de la Gaspésie seront en mesure de répondre à ces demandes. Il lui reste encore quelques détails à ficeler, dont une question liée à l’abattoir qui n’a actuellement pas de certification fédérale nécessaire pour l’exportation, avant de pouvoir tout mettre en branle. 

À ne pas confondre avec l’agneau des prés-salés

Il n’existerait pas ailleurs au monde d’équivalent à l’agneau nourri aux algues de la Gaspésie.  « Nous avons cherché et n’avons rien trouvé », dit Manon Lelièvre, qui reconnaît que les consommateurs confondent souvent leur produit avec l’agneau des prés-salés, un produit d’appellation contrôlée typique du Mont-Saint-Michel et de la Baie de Somme en France. De la même manière, l’agneau nourri aux algues de la Gaspésie est marqué d’un sceau spécifique garantissant au consommateur sa provenance.