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Jean-Robert Audet n’élève que 30 veaux par année, mais exploite au maximum les carcasses. Photo : Gracieuseté de Jean-Robert Audet

Jean-Robert Audet n’élève que 30 veaux par année, mais exploite au maximum les carcasses. Photo : Gracieuseté de Jean-Robert Audet

Il valorise ses carcasses de veaux jusqu’au dernier tendon

La pandémie de COVID-19, qui a ralenti l’achalandage à sa boutique à la ferme en mars 2020, a poussé l’éleveur de veaux de Charlevoix, Jean-Robert Audet, à revoir son modèle d’affaires. Alors qu’il élevait seulement quatre bêtes par semaine auparavant, il a réduit encore plus la cadence avec 30 par année, mais valorise davantage chaque carcasse.

« Ma fille fait des produits naturels, dit-il. Au lieu de jeter le gras et les os, on fait maintenant des savons et des baumes pour le corps qu’on vend à la boutique », explique-t-il. Depuis un an, par ailleurs, M. Robert propose des gâteries pour chiens faites à partir de tendons et de membranes. Il a également comme projet embryonnaire de s’associer à une tannerie de la région pour la fabrication de tabliers et autres vêtements en cuir à partir de peau de veaux.

En plus de réduire le gaspillage, l’éleveur n’a plus d’abattoir à sa ferme. Il fait plutôt abattre ses animaux ailleurs, ce qui lui permet d’économiser en équipements et en main-d’œuvre. Il assure tirer son épingle du jeu en obtenant des ventes satisfaisantes à la boutique grâce à une offre diversifiée, tout en réduisant ses coûts de production au maximum.

M. Audet admet néanmoins que les nouvelles contraintes sanitaires en vigueur depuis le début de l’année l’inquiètent un peu. « C’est sûr qu’on dépend beaucoup du tourisme dans Charlevoix. Avec la fermeture des restaurants, il y aura moins de gens qui viendront à l’hôtel d’à côté et on profite normalement de cette clientèle », indique l’éleveur, qui s’estime néanmoins en bien meilleure position qu’en mars 2020 pour faire face à ce défi.