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La décision d’augmenter le quota au 1er décembre résulte d’une hausse attendue des besoins pour l’année laitière 2020-2021. Photo : Archives/TCN

La décision d’augmenter le quota au 1er décembre résulte d’une hausse attendue des besoins pour l’année laitière 2020-2021. Photo : Archives/TCN

Hausse du quota laitier de 2 % à compter du 1er décembre

Les offices laitiers des cinq provinces de l’est du pays (P5) ont annoncé une hausse de 2 % du quota négociable, à compter du 1er décembre. Une journée de production est par ailleurs ajoutée pour le mois de décembre 2020.

Les Producteurs de lait du Québec (PLQ) expliquent la décision d’augmenter le quota par une hausse attendue des besoins pour l’année laitière 2020-2021. La mise en place d’une journée additionnelle de production pour le mois de décembre résulte quant à elle des besoins du marché durant cette période que l’on anticipe supérieurs au niveau actuel de production.

« En 2020, la COVID-19 a frappé de plein fouet l’industrie laitière, à l’instar de l’ensemble de la société. […] Nous pouvons malgré tout apercevoir du positif dans le contexteDepuis plus de six mois, les ventes au détail ont affiché d’importantes croissances pour plusieurs produits laitiers », a soutenu Daniel Gobeil, président des PLQ, lors d’une assemblée virtuelle d’information, le 18 novembre.

En raison des ventes au détail de produits laitiers à la hausse et des stocks de beurre qui sont à refaire, l’agroéconomiste Rock Éric Hounhouigan, avait d’ailleurs prédit une hausse du quota de lait d’ici juillet 2021.

Des ventes qui remontent

Après avoir fondu globalement de 8 %, de la fin mars à la mi-avril – notamment en raison de la fermeture des restaurants qui a fait chuter les commandes de fromages fins de 26 % – les commandes de lait des transformateurs sont remontées et se stabilisent. Ce phénomène s’explique par les mesures additionnelles de stockage mises en place pendant la crise, mais aussi par les ventes au détail qui ont crû. De façon globale, la hausse des ventes durant les 12 derniers mois a été de 13,4 % pour le beurre, de 11,4 % pour la crème, de 8,1 % pour les fromages, de 3,6 % pour le lait de consommation et de 0,5 % pour le yogourt, par rapport à l’année précédente.