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Les étudiants ont construit des panneaux grillagés pour agrandir les parcs et offrir plus d’espace aux canards. Gracieuseté des Canardins

Les étudiants ont construit des panneaux grillagés pour agrandir les parcs et offrir plus d’espace aux canards. Gracieuseté des Canardins

Des étudiants lancent une microentreprise d’élevage de canards

LA POCATIÈRE — Un groupe d’étudiants en gestion et technologies d’entreprise agricole de l’Institut technologie agroalimentaire (ITA), campus de La Pocatière, a mis sur pied Les Canardins, une microentreprise d’élevage de canards de Barbarie et de Pékin.

Deux cent vingt-six canetons âgés de seulement un jour arriveront le 9 janvier. Durant les neuf semaines suivantes, l’équipe en fera l’élevage de façon à les amener à un poids de 3,5 à 4 kg pour finir par les envoyer à l’abattage. Afin d’assurer leur bien-être et leur sécurité, les canetons arrivent dégriffés et le bec épointé.

Les étudiants doivent reproduire les étapes de production d’une entreprise. « Nous avons suivi un cours en aviculture l’an dernier pour nous préparer », souligne le coordonnateur du projet, Alex Lepage. De plus, le groupe a entre autres travaillé à l’élaboration d’un plan d’affaires et est allé chercher divers partenaires et fournisseurs. Les canards élevés seront abattus au terme du projet et vendus à partir du 26 mars et lors de l’Expo-Poc, les 5 et 6 avril.

Volet recherche

Pour le volet recherche du projet, l’équipe se penchera sur l’apport d’un mélange à base d’insectes dans l’alimentation des palmipèdes et son influence sur leur gain de poids et leur immunité. Les étudiants seront supervisés dans cette recherche par trois vétérinaires. Les canards seront hébergés dans un poulailler de la Ferme-école Lapokita. « La luminosité, la température, le débit d’eau et l’alimentation sont les principaux facteurs pour assurer de bonnes conditions d’élevage », explique M. Lepage.

Les canards de Barbarie et de Pékin sont, dit-il, les deux principales espèces utilisées au Québec. On compte une douzaine d’éleveurs dont les entreprises Canard Goulu et Canards du Lac Brome. La recherche sur l’alimentation des canards pourrait leur être utile, croient les étudiants. L’enseignant Jean-Marc Larivière mentionne le bel esprit d’équipe et le dynamisme qui règnent au sein du groupe. « Chacun, dit-il, travaille selon ses forces. Certains sont orientés vers la mise en marché, d’autres vers l’aspect financier ou la production. »

Trois autres projets sont aussi menés par des étudiants de l’ITA : LapOméga, BoviSucre et Margigume. Ces projets, comme celui des Canardins, ont leur page Facebook, ce qui permet d’informer les gens sur l’évolution des travaux.  

Roxane Dumais, Maryline Pelletier, Louis Hamel, Anthony Veilleux, Kevin Thériault,  Alex Lepage et Louis-Philippe Pouliot sont les étudiants du projet Canardins. Crédit photo : Maurice Gagnon

Roxane Dumais, Maryline Pelletier, Louis Hamel, Anthony Veilleux, Kevin Thériault,
Alex Lepage et Louis-Philippe Pouliot sont les étudiants du projet Canardins. Crédit photo : Maurice Gagnon