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La mort précoce guette les agneaux nouveau-nés dans la production ovine qui travaille sur une nouvelle application visant à résoudre ce problème. Photo : Gracieuseté : Société des éleveurs de moutons de race pure du Qc

La mort précoce guette les agneaux nouveau-nés dans la production ovine qui travaille sur une nouvelle application visant à résoudre ce problème. Photo : Gracieuseté : Société des éleveurs de moutons de race pure du Qc

Étude sur les hauts taux de mortalité des agneaux

Dix fermes ovines participeront au développement d’une nouvelle application mobile pour tenter de résoudre un problème majeur dans la production; celui des taux élevés de mortalité précoce des agneaux nouveau-nés, qui peuvent grimper jusqu’à 40 % pour certaines races.

Le projet de recherche piloté par la Société des éleveurs de moutons de race pure du Québec permettra de documenter et d’informatiser des données concernant cette « menace à la rentabilité des fermes, mais aussi au bien-être des animaux », fait valoir l’organisation dans son document de présentation.

Cathy Michaud

Cathy Michaud

Au coût de 74 000 $, le projet est financé en grande partie par le ministère québécois de l’Agriculture, mais aussi par le Centre d’expertise en production ovine du Québec et les Éleveurs d’ovins du Québec.

La plus récente étude sur le coût de production du secteur ovin, publiée en 2016 par le Centre d’études sur les coûts de production en agriculture, indiquait un taux de mortalité des agneaux ­nouveau-nés de près de 15 %. Et selon les données du programme d’amélioration génétique GenOvis, les taux peuvent varier de 20 à 40 % dans les élevages de races prolifiques. « Le problème est important et bien réel, plus particulièrement dans un contexte où les races prolifiques sont largement utilisées », note l’organisation.

Manque d’information

Les causes de ce problème sont toutefois « peu ou mal documentées », reconnaît la Société. Pour y remédier, lorsque survient la mort d’un agneau, les producteurs participant à l’étude auront pour mandat de compiler des données telles que l’âge précis de l’animal, la taille de la portée, la densité, la saison et les traitements administrés. L’exercice, jamais réalisé auparavant, permettra à terme aux agriculteurs, mais aussi aux vétérinaires de mener des actions préventives en fonction de différents types d’élevages, soit commerciaux, hybrides ou de race pure. « On sait déjà que c’est un outil qui est attendu et que ça va aider [les intervenants terrain] dans leurs démarches. La solution, ce n’est pas d’aller toujours vers les médicaments et les antibiotiques », soutient Cathy Michaud, directrice générale de la Société.

Parmi les causes de mortalité fréquentes, Mme Michaud cible la pneumonie. « C’est assez fatal. Les variations de température n’aident pas, même si les bêtes sont dans les bâtiments. »

Le nouvel outil de collecte informatisée pourra « mettre la table » pour d’autres projets qui permettront d’améliorer le sort des agneaux nouveau-nés, estime Cathy Michaud. Des journées de formation dans le Centre-du-Québec et l’est de la province sont à prévoir dans le cadre du projet, dont l’échéancier n’est pas encore déterminé.