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Chez Encan Sawyerville, à Cookshire-Eaton, Daniel Lafaille vend environ 35 000 têtes par année, dont la moitié sont des veaux d’embouche. Photo : Gracieuseté d’Encan Sawyerville

Chez Encan Sawyerville, à Cookshire-Eaton, Daniel Lafaille vend environ 35 000 têtes par année, dont la moitié sont des veaux d’embouche. Photo : Gracieuseté d’Encan Sawyerville

Encans : la levée du huis clos passée presque inaperçue

La permission accordée le 8 février dernier aux producteurs, transporteurs et curieux de revenir assister aux encans d’animaux vivants n’a pas été suivie d’une cohue. Durant quatre semaines en début d’année et pour la seconde fois depuis le début de la crise, ces événements étaient sous le coup d’un huis clos imposé par la Santé publique. 

Comme les commerces, les quatre sites (Saint-Isidore, Saint-Hyacinthe, Danville et Cookshire-Eaton) au Québec ont donc pu à nouveau accueillir des visiteurs, mais en nombre limité, avec le port du masque et la mesure de distanciation de deux mètres.

Dirigé par Mario (photo) et Eduardo Maciocia, Réseau Encans Québec est le plus important regroupement d’encans d’animaux vivants de l’est du Canada avec plus de 325 000 animaux vendus par année. Photo : Gracieuseté du Réseau Encans Québec

Dirigé par Mario (photo) et Eduardo Maciocia, Réseau Encans Québec est le plus important regroupement d’encans d’animaux vivants de l’est du Canada avec plus de 325 000 animaux vendus par année. Photo : Gracieuseté du Réseau Encans Québec

« Nous n’avons pas fait de publicité pour inviter les gens à revenir. On ne voulait pas que ça se remplisse, puis c’était aussi une façon de protéger notre monde et les acheteurs. La dernière chose qu’on voulait, c’était d’être obligés de mettre un agent de sécurité sur place », explique Daniel Lafaille, président de l’Association des encans indépendants d’animaux vivants du Québec. D’ailleurs, sur le site d’Encan Sawyerville, son entreprise, la notice de l’imposition du huis clos en date du 11 janvier 2021 se trouvait encore sur la page d’accueil à la mi-avril.

Les encans spécialisés avec les veaux d’embouche sont généralement plus populaires que les encans réguliers. « Une quinzaine de personnes étaient dans les estrades à celle de la fin mars. Comme on était sous le seuil maximal, on n’a pas à eu à en refuser », poursuit Daniel Lafaille. La clientèle externe est variée, passant des agriculteurs à la retraite venus socialiser aux producteurs venus découvrir le prix obtenu pour leur troupeau.

Le président de l’Association des marchés publics d’animaux vivants du Québec, Mario Maciocia, dresse un constat similaire. « Quatre-vingt-quinze pour cent du monde à l’intérieur des encans sont les acheteurs et les membres de mon équipe. Des fois, quelques producteurs vont venir, mais ce sont surtout les transporteurs qui entraient voir », indique le directeur de l’encan de Saint-Hyacinthe, l’un des trois supervisés par Réseau Encans Québec.

Des employés de l’entreprise ont d’ailleurs attrapé la COVID-19 dans la dernière année, ce qui a incité la direction à faire tester l’équipe. « Heureusement, on n’a pas eu d’éclosion et ceux qui ont été contaminés ne l’avaient pas attrapé à l’encan. »

Autant Daniel Lafaille que Mario Maciocia s’entendent sur le fait que la pandémie n’a pas affecté la bonne marche des encans depuis un an. « C’est pas mal toujours le même monde qui se promène d’un encan à l’autre. Notre job, c’est d’obtenir le meilleur prix, peu importe qu’il y ait du monde ou non », conclut le directeur général d’Encan Sawyerville. 

Bernard Lepage, collaboration spéciale


Ce texte a été publié dans l’édition de mai 2021 du cahier BOVINS DU QUÉBEC