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COOL: Le Canada donne du temps aux États-Unis

Le Canada demande de nouveau à l’OMC de se prononcer sur la politique américaine d’étiquetage obligatoire de l’origine de la viande (COOL).

Ce litige, qui dure depuis 2008, prendra donc encore au moins un an avant d’arriver à une conclusion. Les États-Unis pourraient en effet aller en appel de la décision du prochain panel d’experts de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), ce qui retarderait le processus d’une autre année.

La demande canadienne, qui date du 19 août, vise à faire évaluer par l’OMC la plus récente modification du programme COOL. Cette nouvelle version, jugée pire que la précédente par Ottawa, prévoit un étiquetage qui spécifierait où les animaux ont été élevés, engraissés et abattus. Une traçabilité plus précise est prévue tout comme un plus grand contrôle sur les mélanges de lots de bétail.

Rappelons que le ministère du Commerce international avait annoncé, en juin dernier, une liste de 38 produits qui pourraient faire l’objet de mesures de rétorsion de la part du Canada tant que Washington ne corrige pas son programme COOL en fonction des précédents jugements de l’OMC. Il semble que ce moyen de pression légal soit maintenant sur la glace.

L’industrie canadienne du porc estime que cette mesure protectionniste coûte pas moins d’un milliard de dollars aux éleveurs. L’exportation de porcs et de bœufs canadiens destinés à l’abattage a diminué de plus de 50 % depuis l’introduction du COOL