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Consolidation chez les classificateurs d’œufs

Le Groupe-Nutri, par son entreprise Nutri-Œuf, a fait l’acquisition des œufs Ovale. En juillet 2013, Nutri-Œuf avait déjà pris le contrôle de 75 % des parts dans Ovale.

« Récemment, nous avons eu l’opportunité d’acquérir 100 % des parts », mentionne Bruno Leclerc, directeur général chez Nutri-Œuf.

Le Groupe-Nutri possède six usines au Canada, réparties dans les provinces suivantes : Québec, Nouvelle-Écosse, Ontario et Manitoba. Dans l’ensemble de ses opérations, il transige plus de 1,7 milliard d’œufs. Avec l’acquisition d’Ovale, le Groupe-Nutri devient le numéro 1 au Québec dans la classification et la mise en marché des œufs et il occupe maintenant le second rang au niveau canadien. Il était déjà premier dans les provinces maritimes. « Ce sont des producteurs qui se trouvent au cœur de cette acquisition et du succès du Groupe-Nutri », tient à rappeler Bruno Leclerc.

Au Québec, Nutri-Œuf classe les œufs de 70 % du contingent, soit ceux d’environ 2 800 000 pondeuses. « En matière d’approvisionnement, Nutri-Œuf gravite autour de 70 %, tandis qu’en ce qui concerne les ventes, c’est plutôt 60 % », spécifie Bruno Leclerc. C’est que l’entreprise vend directement aux grandes chaînes d’alimentation, mais près de 10 % de son produit est vendu par la Fédération des producteurs d’œufs de consommation du Québec pour le décoquillage.

Nutri-Œuf compte 36 actionnaires-producteurs, mais avec l’ajout d’Ovale, on y retrouve au total 75 producteurs. Les 39 producteurs d’Ovale ne sont pas actionnaires de Nutri-Œuf. « Dans chacune de nos divisions, des producteurs possèdent des parts dans l’entreprise; c’est notre modèle d’affaires. Depuis 2005, l’exploitation affiche une croissance moyenne de 19,2 % par année », souligne Bruno Leclerc.

Quel sera l’impact pour les producteurs d’œufs? « On est toujours en mode d’évaluation. Il y aura certes des impacts positifs, si ce n’est que pour la logistique du transport. Ovale approvisionne des clients à Montréal et Nutri-Œuf à Québec; les vannes ne se croiseront plus sur l’autoroute. On va diminuer notre empreinte écologique », donne en exemple Bruno Leclerc.