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Tous les éleveurs de bovins de boucherie sont soumis à la Loi sur le bien-être et la sécurité de l’animal, en place depuis 2015. Crédit photo: Stéphane Champagne

Tous les éleveurs de bovins de boucherie sont soumis à la Loi sur le bien-être et la sécurité de l’animal, en place depuis 2015. Crédit photo: Stéphane Champagne

Le bien-être animal, une pratique de tous les jours

S’assurer que la litière est assez abondante dans un parc, vérifier les buvettes, ajuster la ventilation par temps plus doux, revoir l’alimentation à la suite de l’évaluation de l’état de chair d’un groupe d’animaux ou faire examiner une bête malade par son médecin vétérinaire sont toutes des actions que les agriculteurs accomplissent pour contribuer au bien-être des animaux. Les producteurs prennent déjà soin de leurs bêtes; c’est leur travail, et ce, chaque jour. Qu’est-ce qu’ils doivent faire de plus? 

Pour guider les producteurs

Plusieurs outils de suivi du bien-être animal ont été développés et sont utilisés pour guider le producteur : 

• Les codes de pratiques du Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage (CNSAE);

• Les programmes de l’industrie tels que ProAction dans le secteur laitier, Verified Beef Production Plus (VBP+) dans la production bovine et Veau de grain du Québec certifié; 

• Les règlements de mise en marché dans les secteurs du veau.

Et si un inspecteur visite votre ferme

La loi prévoit que des inspecteurs veillent à son application. Ceux-ci peuvent donc se présenter pour visiter une ferme. Le producteur peut diriger l’inspecteur dans sa ferme en lui ouvrant les portes et en lui donnant accès à un bâtiment, un enclos, un document ou un équipement. Lors d’une visite, le refus d’un agriculteur de porter assistance à l’inspecteur peut constituer une infraction en vertu de l’article 38 de la Loi sur le bien être et la sécurité de l’animal et à l’article 129 du Code criminel.

La loi précise aussi que les inspecteurs doivent suivre la formation exigée par le ministre et respecter les règles de biosécurité édictées par le ministère.

Nathalie Côté, agronome, producteurs de bovins