Économie 29 octobre 2021

Ventes à l’exportation : vers une année record

En date du 30 juin, il s’était déjà exporté 20 % de plus de sirop d’érable comparé à la période équivalente en 2020 qui avait d’ailleurs constitué une année record avec plus de 131 millions de livres vendues sur les marchés étrangers.

En chiffres…
Récolte au Québec
2017 152,3 millions de livres
2018 118,1 millions de livres
2019 159,4 millions de livres
2020 175,1 millions de livres
2021 132,8 millions de livres

Réserve stratégique 
2012 42 millions de livres
2013 64,6 millions de livres
2014 67,6 millions de livres
2015 58,8 millions de livres
2016 78,4 millions de livres
2017 96,8 millions de livres
2018 88,7 millions de livres
2019 101,5 millions de livres
2020 104,8 millions de livres
2021 54,1 millions de livres

Exportations canadiennes 
2012 72,52 millions de livres
2013 75,62 millions de livres (+ 4,3 %)
2014 79,48 millions de livres (+ 5,1 %)
2015 88,08 millions de livres (+ 10,8 %)
2016 91,57 millions de livres (+ 4 %)
2017 95,25 millions de livres (+ 4 %)
2018 101,33 millions de livres (+ 6,4 %)
2019 107,02 millions de livres (+ 5,8 %)
2020 131,09 millions de livres (+ 22,3 %)
2021
72,74 millions de livres (+ 20 % de janvier à juin)

* (Québec a récolté en 2021 92,3 % de la production canadienne) 

Cinq principaux pays importateurs du sirop canadien 

États-Unis, Allemagne, Japon, Royaume-Uni, Australie

« Les augmentations sont constantes sur le marché de l’exportation et c’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle on va attribuer sept millions de nouvelles entailles d’ici la fin de l’automne », explique Hélène Normandin, directrice des communications corporatives aux Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ).

Pour bien illustrer le caractère ascendant du marché de l’exportation, il s’en est vendu plus dans les six premiers mois de l’année 2021 que durant toute l’année 2012 (72,74 millions de livres contre 72,52 millions de livres).

Alors que les marchés étrangers accaparent une part grandissante dans le volume de vente de sirop d’érable, une saison moyenne comme celle enregistrée ce printemps a obligé les PPAQ a recourir à sa réserve stratégique qui n’a jamais été aussi basse depuis dix ans.

L’autre secteur en croissance du côté des ventes est celui du sirop de catégorie de transformation. Après une ­certaine stagnation dans la première moitié de la décennie 2010, elles ne cessent d’augmenter depuis. Les ventes sont passées de 2,2 millions de livres en 2019 à 6 millions l’année suivante et elles atteignaient déjà 8,6 millions de livres le 31 août dernier.

« C’est l’autre facteur qui nous a incités à augmenter le nombre d’entailles, c’est-à-dire une hausse de la demande jumelée à une production moyenne. La réserve stratégique est là pour pallier, mais il faut s’assurer de toujours la maintenir à un certain niveau », poursuit Hélène Normandin. Rappelons qu’en 2019, les PPAQ s’étaient fixés un objectif de produire 185 millions de livres de sirop d’érable par année d’ici 2024.

Cet article a été publié dans notre cahier spécial acéricole, publié le 6 octobre 2021