fbpx
Photo : Shutterstock.com

Photo : Shutterstock.com

Une péréquation pour les producteurs aux prises avec le bourgeon?

Afin de limiter la production de sirop de bourgeon, dont il juge la demande encore insuffisante à l’heure actuelle, Sylvain Lalli, président du Conseil de l’industrie de l’érable, propose d’instaurer des dates de fin de saison par région. Il suggère du même coup aux acériculteurs de se doter d’une forme de péréquation pour aider leurs confrères qui doivent arrêter leur saison trop tôt en raison de l’apparition du fameux goût de bourgeon.

« Dans l’est du Québec, le goût de bourgeon arrive parfois alors que les producteurs ont seulement 1,5 livre [à l’entaille] de faite. Il faut que les producteurs se tiennent et qu’ils trouvent un système collectif pour les aider », affirme-t-il.

Sans parler d’un concept de péréquation, le conseiller acéricole Joël Boutin estime lui aussi qu’il faudrait aider les producteurs de l’est. « Pour les producteurs de l’ouest du Québec, le goût de bourgeon arrive habituellement à la fin de leur saison, quand ils ont déjà fait leur sirop. Alors pour eux, produire du bourgeon, c’est comme le crémage sur le gâteau. Mais pour les gens de l’est, le bourgeon arrive parfois au milieu de la production de sirop et ça devient une partie importante de leurs volumes », souligne-t-il. Quand la production totale de sirop de bourgeon devient trop grande, les inventaires grimpent et le prix finit par baisser, explique le conseiller.

Difficilement applicable

Le directeur général des Producteurs et productrices acéricoles du Québec, Simon Trépanier, indique que l’apparition du goût de bourgeon varie beaucoup d’une région à l’autre et parfois même d’une érablière à l’autre, en raison par exemple du positionnement sur les versants d’une colline. Une date de fin de saison serait difficilement applicable, croit-il. Une forme de péréquation serait pour sa part complexe à gérer et créerait des tensions entre les producteurs de l’ouest et de l’est de la province.