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Ghislain Pion, coprésident du PESCA, et Johanne Van Rossum, coprésidente du PESCA. Crédit : Gracieuseté PESCA

Ghislain Pion, coprésident du PESCA, et Johanne Van Rossum, coprésidente du PESCA. Crédit : Gracieuseté PESCA

Les services-conseils réclament 7 M$ de plus par année

Alors que les enjeux liés aux pesticides, aux transferts de ferme et à la gestion des entreprises ne manquent pas, le nouveau Pôle d’expertise en services-conseils agricoles (PESCA) demande à Québec et à Ottawa d’augmenter de 7 M$ leur contribution annuelle.

Ceux-ci injectent actuellement environ 20 M$ par an dans le Programme des services-conseils (PSC), qui vient à échéance le 31 mars 2018.

« Il faut penser à l’indexation, et si on veut des avancées en phytoprotection et en agriculture biologique, il faudra des revenus additionnels », explique Ghislain Pion, coprésident du PESCA, qui réunit quelque 100 groupes, 400 conseillers et 10 000 producteurs. Ce dernier estime par ailleurs qu’il est important de mieux financer les activités collectives, comme les formations, qui ne seraient pas bien couvertes par la formule actuelle de facturation à l’acte. « On demande une simplification administrative », ajoute Johanne Van Rossum, coprésidente du PESCA.

La conclusion du cadre stratégique agricole canadien est un élément clé du financement des services-conseils puisque 60 % de l’enveloppe était financée par le gouvernement fédéral jusqu’à maintenant. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) procède depuis quelque temps à une vaste consultation, incluant des sondages, qui doit mener à la rédaction d’un nouveau PSC de cinq ans.

Offre de services

Ghislain Pion estime que les clubs pourraient jouer un rôle important dans la mise en œuvre de la nouvelle réglementation sur les pesticides (dépistage en champ, essais à la ferme ou cartographie des mauvaises herbes). Le nouveau programme de 95 M$ pour le bien-être animal et l’efficacité énergétique va également amener beaucoup de travail pour les conseillers.

Notons que plusieurs conseillers techniques ou de gestion font appel au PSC sans être membres du PESCA.

Né d’une fusion

Rappelons que le Pôle d’expertise en services-conseils agricoles (PESCA) est issu de la fusion des Groupes conseils agricoles du Québec, des Centres régionaux d’établissement en agriculture du Québec et du Groupe Uniconseils (clubs en agroenvironnement). Le processus de fusion, en branle depuis mars, devrait être finalisé d’ici le 31 décembre 2017. Le Pôle consultera ses membres dans les prochaines semaines pour améliorer l’offre de services en fonction des demandes des producteurs. Les assemblées permettront notamment d’élire les sept nouveaux administrateurs issus des différentes régions du PESCA. L’organisation souhaite « parler d’une seule voix » avec les représentants du MAPAQ.