Le Programme d’investissement pour fermes laitières (PIFL) a été lancé pour aider les entreprises à s’adapter aux effets prévisibles de l’accord de libre-échange conclu avec l’Europe. Crédit : Archives/TCN

Le Programme d’investissement pour fermes laitières (PIFL) a été lancé pour aider les entreprises à s’adapter aux effets prévisibles de l’accord de libre-échange conclu avec l’Europe. Crédit : Archives/TCN

Ottawa lance la seconde phase du PIFL

Pensant peut-être calmer la grogne des producteurs de lait, Ottawa a lancé la seconde phase du Programme d’investissement pour fermes laitières (PIFL), la veille de la manifestation prévue dans le cadre de la rencontre des premiers ministres à Montréal.

Agriculture et agroalimentaire Canada (AAC) a fait savoir que les demandes de financement au PIFL seront acceptées du 7 janvier au 8 février 2019 lors de sa seconde et dernière phase, dotée d’une enveloppe de 98 M$. L’annonce a été faite le 6 décembre en fin d’après-midi. Le lendemain matin, un convoi de manifestants en tracteurs quittait Longueuil en direction de Montréal, où se tenait la rencontre du premier ministre Trudeau avec ses homologues des provinces (voir le texte en page 13).

Depuis sa mise en place en août 2017, le PIFL a vertement été critiqué. À l’origine, ce programme devait dédommager les producteurs laitiers canadiens pour les concessions à la gestion de l’offre prévues dans l’Accord économique et commercial global (AECG) avec l’Union européenne. À ce jour, plus de 1 900 projets ont été financés par le PIFL. Avec la seconde phase, le fédéral estime qu’entre 1 000 et 1 500 projets s’ajouteront. Ce potentiel de 3 400 entreprises soutenues s’avère bien inférieur au total des 11 000 fermes laitières au pays, ont critiqué les producteurs. De plus, il s’agit d’un programme à frais partagés, qui obligent les exploitations à investir, et non d’un réel outil de compensation, ont aussi dénoncé les agriculteurs. Plusieurs modifications au Programme ont été apportées à la suite des consultations auprès de l’industrie et des commentaires des producteurs, a fait valoir AAC.