« Les discussions sont en cours », a indiqué l’attaché de presse de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, le 29 novembre. Crédit photo : Shutterstock.com

« Les discussions sont en cours », a indiqué l’attaché de presse de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, le 29 novembre. Crédit photo : Shutterstock.com

« Ne signez pas l’AEUMC », demandent les producteurs laitiers

À moins d’une journée de la signature officielle de l’Accord États-Unis–Mexique–Canada (AEUMC) à Buenos Aires, les producteurs laitiers du pays somment le premier ministre Justin Trudeau de ne pas s’engager. Dans leur forme actuelle, les textes compromettent « fondamentalement la souveraineté du Canada ».

Dans une lettre ouverte adressée au premier ministre Justin Trudeau, les producteurs de lait canadiens sonnent l’alarme. Les textes américains – le Canada n’ayant pas encore rendu les siens publics – accorderaient aux États-Unis un droit de regard sur l’administration du système laitier canadien.

Le texte stipule notamment qu’avant « d’introduire une nouvelle classe de lait, de changer une classe de lait existante, d’introduire un nouveau prix de classe de lait ou de changer le prix d’une classe de lait existante, une partie doit consulter l’autre partie ou autoriser sa participation au processus de réglementation publique concernant la mesure ou la politique proposée au sujet de la nouvelle classe de lait ou du nouveau prix de la classe de lait, et tiendra compte de tout commentaire qui en résultera dans la décision d’introduire une nouvelle classe de lait ou de changer celle-ci ou son prix […] ».

Selon CBC, l’annexe mise en ligne par l’administration Trump, qui s’applique aussi au secteur avicole, contiendrait un libellé différent de celui que les négociateurs canadiens croient avoir accepté à la table.

Les Producteurs laitiers du Canada avaient pourtant été rassurés par l’équipe du premier ministre : la question du droit de regard des États-Unis ne devait pas faire partie de l’entente finale. « Or, nous demeurons préoccupés puisque nous n’avons pas encore vu de texte définitif dans lequel cette portion aurait été exclue », mentionnent-ils dans la lettre.

« Les discussions sont en cours », a indiqué l’attaché de presse de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, à CBC le 29 novembre.