fbpx
Avec les prix élevés offerts par les ferrailleurs pour le métal ces temps-ci, le moment est idéal pour se débarrasser de gros rebuts métalliques. Photo : Martin Ménard/TCN

Avec les prix élevés offerts par les ferrailleurs pour le métal ces temps-ci, le moment est idéal pour se débarrasser de gros rebuts métalliques. Photo : Martin Ménard/TCN

L’heure est au ménage avec les prix élevés des métaux

Les entreprises de recyclage de métaux offrent ces temps-ci des prix élevés pour la ferraille. « Le fer a monté, l’aluminium, aussi. Et le cuivre? Ça fait 20 ans que je travaille ici, et jamais de ma vie je n’ai vu le prix du cuivre être si haut que ça. Le cuivre numéro 2 se vend 4 $ la livre », dit Danuta Bulka, qui travaille chez Saint-Hubert Fer et Métaux inc., en Montérégie.

En date du 7 avril, l’entreprise Geo Allard 1990, de Saint-Hyacinthe, payait 0,085 $ la livre pour du fer versus 0,03 $ la livre au début de la pandémie.

Moteurs, vieux ventilateurs de bâtiment, carcasses de tracteur, tuyaux de métal; les ferrailleurs achètent tout. Même les roues avec des pneus peuvent être reprises. Certains ferrailleurs enlèvent alors un montant pour les pneus.

Ces métaux envoyés chez les ferrailleurs sont ensuite triés et revendus à des fonderies, que ce soit au Québec, en Ontario, en Inde, en Turquie ou ailleurs dans le monde. La Fonderie Laperle, de Saint-Ours en Montérégie, utilise par exemple des milliers de tonnes de fonte recyclée pour créer de nouveaux couvercles d’égout.

Les prix des métaux neufs explosent

Le prix des métaux usagés suit l’offre et la demande des métaux neufs, et justement, la pandémie a fait exploser les prix pour ces métaux. Du jamais vu en 10 ans. « Ça s’explique par une tempête parfaite d’offre et la demande », décrit Simon Brière, stratège de marché chez R.J. O’Brien. « Les fonderies ont roulé au ralenti avec la pandémie et la distanciation. En contrepartie, la demande est devenue très forte, que ce soit au niveau local ou international. Les taux d’intérêt sont bas et à cela s’ajoutent les projets de relance des gouvernements qui veulent construire beaucoup d’infrastructures », précise l’analyste. Difficile de prévoir l’avenir, surtout en période de pandémie, mais M. Brière croit néanmoins en un éventuel retour à l’équilibre, où les prix devraient finir par baisser.