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Les stocks de dindons sont à un niveau historiquement bas, ce qui crée une rareté et une pression à la hausse sur le prix en épicerie à l’approche des Fêtes. Photo : Archives/TCN

Les stocks de dindons sont à un niveau historiquement bas, ce qui crée une rareté et une pression à la hausse sur le prix en épicerie à l’approche des Fêtes. Photo : Archives/TCN

Le prix de la dinde grimpe en flèche

Le prix des dindes a grimpé de 43 % par rapport à l’année dernière sur les tablettes des épiceries.

Cette augmentation s’explique par un ensemble de facteurs, explique Pierre-Luc Leblanc, président des Éleveurs de volailles du Québec (EVQ). Le premier étant des stocks congelés historiquement bas, qui créent une rareté et poussent le prix à la hausse. Les coûts de production des éleveurs, notamment en raison des prix élevés du grain, s’ajoutent à l’équation. Ils ont progressé de 16 % depuis 2020, soulignent les EVQ, donc moins fortement que la hausse de 43 % observée en épicerie.

Avec des stocks aussi bas, une pénurie de dindes pour la période des Fêtes est donc envisageable au Québec, anticipe M. Leblanc. Mais il est également possible que ce prix plus élevé incite les consommateurs à se tourner vers d’autres types de produits pour célébrer Noël, craint-il. Puisque cette période représente en moyenne 39 % des ventes annuelles totales, une telle situation pourrait avoir des contrecoups importants sur les éleveurs, puisqu’elle pourrait entraîner le maintien d’un rythme de production plus bas, selon lui.

Pression pour retrouver l’équilibre

Dans les prochains mois, les EVQ se donnent l’objectif d’augmenter la production dans les fermes pour mieux répondre à la demande du marché. « Nous avions déjà fait une demande pour rehausser la production [lors de la dernière rencontre des Éleveurs de dindons du Canada], mais ça avait été refusé par les transformateurs, précise-t-il. Ceux-ci ont été confrontés dans le passé à une situation inverse, où les stocks étaient hauts et les prix de vente peu rentables, mais aujourd’hui, on est de l’autre côté du pendule. Il faut donc retrouver un meilleur équilibre entre la production et la demande des consommateurs en 2022. »

La prochaine rencontre des Éleveurs de dindons du Canada, à laquelle participent les organisations provinciales des éleveurs et des représentants des abattoirs afin d’établir le nombre d’oiseaux à mettre en production et la répartition des allocations de quotas à travers le pays, se tiendra le 20 décembre. Une autre est prévue en mars. Actuellement, 21% de la production canadienne est localisée au Québec.