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Les usines de transformation tourneront à plein régime avec la généreuse récolte de bleuets prévue. Photo : Martin Ménard/Archives TCN

Les usines de transformation tourneront à plein régime avec la généreuse récolte de bleuets prévue. Photo : Martin Ménard/Archives TCN

Des prix élevés et une grosse récolte de bleuets en vue

Double bonne nouvelle pour les producteurs de bleuets sauvages : la prochaine récolte s’annonce excellente, et les prix finaux pour la dernière récolte atteindront des niveaux records, prévoit Christian Dessureault, vice-président du Syndicat des producteurs de bleuets.

« On s’attend à récolter 80 millions de livres, et ça devrait commencer vers le 5 ou le 8 août selon les secteurs », affirme-t-il, en précisant qu’une récolte moyenne tourne plutôt autour de 70 millions de livres. La présente saison sera bonne, mais elle aurait pu battre tous les records du passé si les producteurs avaient obtenu plus d’abeilles pour la pollinisation et si celles à leur disposition n’avaient pas été freinées dans leur travail par la pluie. Les averses fréquentes ont entraîné l’apparition de maladies fongiques, observent certains producteurs.

Christian Dessureault s’attend à ce que les producteurs reçoivent un paiement total entre 1,25 $ et 1,30 $ la livre pour leur récolte 2021. « Du jamais vu! » s’exclame-t-il. Les prix devraient toutefois baisser pour la récolte 2022.

Concernant les années de discorde entre le syndicat et les acheteurs de bleuets, le vice-président affirme que la hache de guerre est enterrée. « Depuis 20 ans, on a reçu en moyenne six sous la livre de plus que les producteurs du Nouveau-Brunswick et trois sous de plus que ceux du Maine, fait valoir le vice-président. Je ne crois pas que les acheteurs ont fait de l’argent exagérément avec nous. […] La nouvelle administration, on est vraiment dans un style de coopération avec les acheteurs et non de confrontation. »

Mentionnons que le Québec produit entre 18 et 25 millions de livres de bleuets sauvages bio. « Mais les gens qui font du bio commencent à vouloir réduire. Ils ont beaucoup de pertes de rendement en bio et avec les frais de désherbage, plusieurs se questionnent sur la rentabilité », précise
M. Dessureault.