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De nombreux visiteurs ont afflué au Parc olympique de Montréal, le 8 septembre, à l’occasion de l’événement Portes ouvertes sur les fermes du Québec. Crédits photo : Agathe Beaudoin

De nombreux visiteurs ont afflué au Parc olympique de Montréal, le 8 septembre, à l’occasion de l’événement Portes ouvertes sur les fermes du Québec. Crédits photo : Agathe Beaudoin

Des habitudes difficiles à changer malgré le succès des Portes ouvertes

Le 8 septembre, la Journée portes ouvertes sur les fermes du Québec a attiré près de 110 000 personnes dans une centaine de lieux à travers la province. Parmi ceux-ci, le Parc olympique de Montréal s’est transformé en ferme géante. Si les citadins rencontrés ont été séduits par ce contact avec l’agriculture, ils ne semblaient pourtant pas prêts à changer de manière nette leurs habitudes alimentaires pendant le reste de l’année.

« Nous venons tous les ans avec nos deux enfants. Mes deux fils ont pu voir les vaches, le bison et les chèvres. Pour nous qui vivons à Montréal, où nous ne voyons que des écureuils, c’est vraiment important. Mais je ne peux pas dire que ça modifie mes habitudes de consommation et que je vais acheter plus local ou aller visiter des fermes. On vient ici parce que ça se passe à Montréal. C’est gratuit et c’est une belle sortie du dimanche. » – Yves Langevin


« L’agriculture est quelque chose qui nous intéresse. Nous avons bien aimé le kiosque où l’on expliquait l’usage des pesticides et la question de l’agriculture raisonnée. Et nous avons pu goûter à de drôles de choses comme des crickets! Mais ça ne change pas notre manière de consommer. Par exemple, l’agneau québécois est toujours plus cher. La viande, nous l’achetons essentiellement quand il y a des spéciaux. » – Yvette Dugay et Réjean Cormier


« C’est la 3e année que je viens. Nous aimons la nature et les animaux. Moi-même, j’ai grandi près des fermes. C’est un univers que j’aime. Je veux sensibiliser mes enfants à cette richesse. Je fais attention aux produits que j’achète et nous allons régulièrement faire des cueillettes à la ferme. C’est ludique, les enfants passent un bon moment et moi, je fais le plein de bons produits pour ma cuisine. » – Djamila Beznia

 

 


« C’est fantastique, j’aime beaucoup cette sortie. Il y a tant de choses à apprendre sur les animaux et les cultures du Québec! Nous avons goûté aux fraises du Québec qui sont vraiment délicieuses. Je suis surprise de voir toute cette variété de produits qui poussent au Québec. Ça m’incitera à faire plus attention et à acheter plus de produits locaux. » – Xneyan Song

 

 

 


« Pour ma famille et moi, c’est un pèlerinage annuel, notre sortie à la campagne. Ça nous sensibilise à une réalité qu’on ne connaît pas en tant que citadins. On découvre des animaux et on parle avec les agriculteurs. Mais dans notre quotidien, nous sommes confrontés à des contraintes et des habitudes, et nous n’achetons pas nécessairement des produits locaux. C’est sûr que je préfère acheter local quand c’est possible, mais ce n’est pas une obligation. » – Marc Grandmont

Un thème environnemental

Organisée sous le thème « L’environnement, c’est dans notre culture », cette 17e édition de la Journée portes ouvertes sur les fermes du Québec a permis aux agriculteurs de discuter avec le grand public de leurs techniques de production, des contraintes climatiques et des différentes options s’offrant à eux pour éviter l’usage de pesticides, un thème qui a suscité beaucoup de questions de la part des visiteurs. Les agriculteurs ont aussi présenté leurs animaux que les enfants ont été ravis d’approcher. « Nous avons été dévalisés! s’est exclamé le producteur Éric Van Winden. Il ne reste presque plus rien. Les gens sont surpris par tout ce que l’on produit et nous posent des questions sur notre travail. Le but de cette journée, c’est de valoriser notre métier et les produits locaux. Je pense que c’est réussi! »

Agathe Beaudouin, collaboration spéciale