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Jean-Yves Goulet constate de très forts rendements aux champs par rapport à la moyenne, à sa ferme de Saint-Frédéric en Beauce, malgré un fort épisode de grêle survenu en juin. Photo : Gracieuseté de Jean-Yves Goulet

Jean-Yves Goulet constate de très forts rendements aux champs par rapport à la moyenne, à sa ferme de Saint-Frédéric en Beauce, malgré un fort épisode de grêle survenu en juin. Photo : Gracieuseté de Jean-Yves Goulet

Des champs remplis de bleuets, mais quelques malchances

Malgré un violent épisode de grêle survenu dans son coin au début du mois de juin qui lui a fait perdre beaucoup de fruits, le producteur de bleuets en corymbe, Jean-Yves Goulet, constate de très forts rendements aux champs par rapport à la moyenne, à sa ferme de Saint-Frédéric en Beauce.

« Nos arbres étaient chargés à 125 %. La grêle a fait tomber 50 % [des bleuets], mais il en reste quand même 75 % », exprime celui dont la production totalise 15 000 plants. « C’était fou, je n’avais jamais vu les arbres chargés comme ça. Les bourgeons ont bien passé l’hiver ». Selon lui, la situation s’explique en partie par un hiver plutôt doux et de bonnes couches de neige qui ont agi comme isolant contre le froid. La grande quantité de pluie qu’a reçue le territoire dernièrement confère un bon calibre aux fruits.

« Les plus gros bleuets en corymbe dépassent la grosseur d’un 2 $. Cette année, on a beaucoup de belles billes comme ça », illustre avec un sourire dans la voix le propriétaire de la Bleuetière Goulet, qui est aussi président du Regroupement des bleuetières de la Chaudière-Appalaches. Sauf quelques exceptions, il qualifie la saison dans la région « de bonne à très bonne », sur le plan des volumes, de la qualité et du calibre des fruits, mais aussi de la demande en kiosque et de l’autocueillette.

Non loin de la ferme de M. Goulet, pourtant, l’entreprise Jardinier Huard fait partie des moins chanceuses. La grêle du 4 juin et l’effet du gel ont généré d’importantes pertes, observe la propriétaire Lynda Huard, expliquant que sa ferme, qui se situe en bas d’une vallée, fait souvent les frais d’un microclimat. « Ç’aurait été une bonne saison, sinon. On n’a pas tout perdu, mais c’est un bon pourcentage de notre production », indique celle qui cultive un peu plus de
5 000 plants.

Ailleurs au Québec

Des producteurs d’autres régions telles que la Montérégie et l’Estrie ont aussi rapporté une bonne saison pour les bleuets en corymbe. À Saint-Jean-Baptiste, la copropriétaire de la Bleuetière Planète bleue, Marie-Pier Beaudry, observe un regain de ses rendements, après avoir perdu 80 % de sa production l’an dernier en raison des gels printaniers. « On a encore des dommages de l’an passé [dans environ la moitié des plants], mais dans l’autre moitié, c’est rempli. C’est plein et la grosseur des fruits est énorme », fait valoir celle qui détient environ 10 000 plants.

À La Colline aux Bleuets, à Dunham, dont la production est sous régie biologique, Valérie Perron observe moins d’insectes ravageurs que l’an dernier. Le scarabée japonais, se souvient-elle, avait mis fin à la saison plus tôt que prévu en 2021. « Là, c’est une bonne saison », résume-t-elle.

René Landry, du Jardin JM, à Sainte-Clotilde-de-Horton, dans le Centre-du-Québec, a quant à lui joué de malchance. Comme ses 1 700 plants de bleuets « ont eu très froid cet hiver », il n’aura aucune récolte en 2022. Dépendamment des régions, la saison des bleuets en corymbe pourrait se poursuivre encore quelques semaines.