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Les noix passent dans la laveuse mécanique où elles sont brossées avec de l’eau. Photos : Geneviève Quessy

Les noix passent dans la laveuse mécanique où elles sont brossées avec de l’eau. Photos : Geneviève Quessy

Une récolte triplée pour le Jardin des noix

SAINT-AMBROISE-DE-KILDARE — Le verger de noix nordiques implanté par les frères Alain et Yvan Perreault en 2007 dans Lanaudière est de plus en plus productif. La récolte s’est avérée deux fois plus prolifique que celle de l’année précédente.

« Les arbres sont encore petits, mais ils produisent de plus en plus. On est passés de 1 200 kg l’an dernier à plus de 3 200 kg de noix cette année. C’est presque le triple! Avec 1 000 arbres et une récolte de 30 kg par arbre, il est réaliste de penser qu’à terme, notre verger pourrait produire 30 000 kg de noix par année », estime Alain Perreault, propriétaire du Jardin des noix.

Des noix à cultiver au Québec

  • Noix en cœur
  • Noix de noyer noir
  • Noix de caryer ovale
  • Pacanes du nord
  • Faînes de hêtre
  • Châtaignes d’Amérique

Situé à Saint-Ambroise-de-Kildare, le verger de 35 acres est planté de noyers noirs, de caryers ovales, de chênes et de châtaigniers, parmi d’autres arbres à noix nordiques du Québec. Cet été, une boutique-bistro a été inaugurée.

« L’agrotourisme nous amène énormément de clients. Sinon, on vend nos noix à des restaurateurs, des charcutiers et des chocolatiers. Dans certains cas, on offre leurs produits transformés chez nous; ça fait de belles collaborations », dit M. Perreault.

Nouvelle récolteuse

Autrefois réalisée à la main, la cueillette de noix de noyers noirs a été plus rapide cette année grâce à la nouvelle récolteuse. « On utilise d’abord un vibreur pour faire trembler l’arbre et faire tomber les noix. La récolteuse les ramasse ensuite par terre et les fait remonter dans une cage par roulement, tout en les effeuillant. »

Alain Perreault explique qu’il doit ensuite retirer le brou qui enveloppe la noix. « On se retrouve alors avec la moitié moins de volume. Les noix sont ensuite passées dans une laveuse mécanique qui les brosse avec de l’eau. »

Le nuciculteur entrepose ensuite les noix durant quelques mois, car elles ont besoin de mûrir encore avant d’être mangeables. « Les clients préfèrent souvent acheter les noix déjà écalées, alors on les casse autour du mois d’avril. Ici, on fait tout, de la culture au cassage, contrairement à d’autres gros producteurs de la région de Grenoble ou de la Californie, qui font sous-traiter les différentes étapes. C’est ça qui rend notre projet intéressant! »

Les noix de noyer noir ont été lavées et sont maintenant prêtes à être entreposées pour leur mûrissement.

Les noix de noyer noir ont été lavées et sont maintenant prêtes à être entreposées pour leur mûrissement.

Année charnière

Selon Giulo Neri, membre fondateur et président du Club des producteurs de noix comestibles du Québec, la culture des noix prend un virage intéressant. « L’année 2019 va être une année charnière. Depuis qu’on a fondé l’association au début des années 2000, le nombre d’amateurs et de producteurs qui produisent des noix du Québec va en grandissant », observe-t-il.

À l’heure actuelle, une dizaine d’agriculteurs cultivent des vergers de plus 10 hectares, selon lui.

« Cette année, on en aura, des noix en stock, constate-t-il. Maintenant, il faudra penser à la commercialisation. Combien on vend ça, et comment? Il faudra que les producteurs travaillent ensemble. » Jusqu’ici, les ventes se font principalement à la ferme.

« Fonder une coopérative? J’aimerais ça », pense M. Neri.