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Le producteur Jean-François Roy, de Saint-Julienne dans Lanaudière, espère que la pluie donnera un petit coup de plus à ses cultures fourragères avant de terminer la première coupe dans ses champs, qu’il a entreprise plus tôt cette semaine. Photo : Gracieuseté de la ferme Mario Roy

Le producteur Jean-François Roy, de Saint-Julienne dans Lanaudière, espère que la pluie donnera un petit coup de plus à ses cultures fourragères avant de terminer la première coupe dans ses champs, qu’il a entreprise plus tôt cette semaine. Photo : Gracieuseté de la ferme Mario Roy

Une première coupe hâtive dans la plupart des régions

Les tracteurs s’animent dans les champs avec un peu d’avance cette année.

En Montérégie et en Estrie, certains producteurs sont encore étonnés par l’avance et la qualité de cette première récolte fourragère. Le producteur ovin Marie-Antoine Roy, qui possède de terres à Newport, en Estrie, dit ne jamais avoir vu sa luzerne pousser aussi vite. « À la fin mai, notre mélange de luzerne, de lin, de mil et d’alpiste avait déjà atteint presque deux pieds [60 centimètres] alors que cette hauteur n’est généralement atteinte que dans la première semaine de juin. C’est spectaculaire! » s’exclame-t-il.

La coupe du seigle d’automne a commencé il y a dix jours dans les champs de Marc-André Isabelle, à Coteau-du-Lac en Montérégie. Photo : Gracieuseté de Marc-André Isabelle

La coupe du seigle d’automne a commencé il y a dix jours dans les champs de Marc-André Isabelle, à Coteau-du-Lac en Montérégie. Photo : Gracieuseté de Marc-André Isabelle

Marc-André Isabelle, de Coteau-du-Lac en Montérégie, a pour sa part déjà commencé à récolter il y a une dizaine de jours du seigle d’automne. « Les rendements fourragers des céréales d’automne sont très bons cette année, après trois années de misère », se réjouit-il.

Dans Lanaudière, Jean-François Roy, de Saint-Julienne, a fait une partie de sa première coupe au début de la semaine et poursuivra le travail après la pluie annoncée jeudi. « Cette pluie va donner un petit coup de plus, mais je dirais que le rendement de cette première coupe devrait être dans la moyenne, peut-être même un petit peu mieux que l’année dernière. Il faut aussi dire qu’on est une semaine plus tôt », précise le producteur.

Plus au nord de la province, les producteurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean s’attendent à faire leur première coupe avec cinq à dix jours d’avance.  « On attend encore que la luzerne soit en fleurs, ce qui devrait se produire dans environ une semaine », estime Denis Riverain, directeur général d’Éco Luzerne, à Hébertville-Station. Il prévoit une récolte plus ou moins normale.

De son côté, Sylvain Baril, producteur laitier et de grandes cultures à Saint-Édouard-de-Fabre, en Abitibi-Témiscamingue, se prépare aussi à sortir les tracteurs d’ici la fin de la semaine, ce qui représente « une dizaine de jours d’avance par rapport aux autres années », constate-t-il.

Craintes de sécheresses

L’été sec qui se dessine pour plusieurs régions fait toutefois craindre des coupes subséquentes moins bonnes que la première. « On a eu une grosse sécheresse l’année passée en Estrie. En 2019, il a tellement plu que ça n’a pas poussé. Et cette année, ça commence avec beaucoup de chaleur, et peu de pluie.  Ce n’est pas facile de gérer l’inconnu », confie le producteur Marie-Antoine Roy, qui a préparé avec son équipe d’agronomes un plan B dans l’éventualité d’un autre été de sécheresse.

Marie-Antoine Roy, producteur ovin en Estrie, est encore impressionné par la croissance rapide de sa luzerne cette année.

Marie-Antoine Roy, producteur ovin en Estrie, est encore impressionné par la croissance rapide de sa luzerne cette année.