fbpx
Il s’agit d’une deuxième coupe aux rendements records pour Pierre Dupasquier, en Montérégie. Photo : Caroline Pelletier

Il s’agit d’une deuxième coupe aux rendements records pour Pierre Dupasquier, en Montérégie. Photo : Caroline Pelletier

Une deuxième coupe de foin qui fracasse tous les records par endroits

Les récoltes de plantes fourragères varient souvent d’un endroit à l’autre, mais des producteurs contactés par La Terre se disent excessivement impressionnés par leur deuxième coupe.

« Pour la deuxième coupe il y a du stock; c’est épouvantable. C’est 50 % de plus que la moyenne habituelle et c’est trois fois le volume de l’an passé, car nous n’avions pratiquement rien eu. Quand il y a de l’eau, c’est magique », dépeint le producteur laitier Pierre Dupasquier, de la Ferme des colombettes située à Saint-Alexandre, en Montérégie.

À la Ferme Pittet de Saint-Tite, en Mauricie, Jérémie Pittet termine sa deuxième coupe avec le sourire. « C’est exceptionnel! Je n’ai jamais vu autant de volume de toute ma vie pour une deuxième coupe. C’est plus que notre première coupe qui avait déjà été très bonne. On a quatre tonnes de matière sèche à l’hectare et la qualité est là! » jubile-t-il. Si habituellement, la deuxième coupe se règle en un peu moins de quatre jours, ce surplus de volume a nécessité huit jours de récolte. « On va vraiment fuller les silos. On va avoir 18-19 mois de réserve. L’an passé, on n’était vraiment pas là. Le prix local du foin enrobé risque de baisser », analyse-t-il toutefois.

Au Bas-Saint-Laurent, Jean-Luc Laplante venait de commencer à faucher ses champs le 22 juillet et le résultat lui plaisait. « C’est nettement au-dessus des quatre dernières années et c’est dans la moyenne supérieure des années d’avant. C’est une grosse année de foin. La qualité est là aussi. On va en profiter pour se refaire un inventaire. Ça fait des années qu’on n’avait rien en banque », dit l’agriculteur de Saint-Germain-de-Kamouraska.
Médiocre

En Montérégie, près de la frontière ontarienne, Philippe Dicaire récolte le foin pour ses clients et à l’inverse de plusieurs régions, il remarque une récolte médiocre. « Ça prenait quatre tours de râteau pour me faire un andain. Il n’a pas mouillé après la première coupe. Les plantes sont tombées en fleuraison hâtive et ont breaké là », explique le copropriétaire de l’entreprise à forfait CP Dicaire.