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Un mois chaud pour les denrées

Au plus fort de la sécheresse qui secoue les États-Unis et l’Est de l’Europe, les prix alimentaires mondiaux ont bondi de 10 %, révèle un récent rapport de la Banque mondiale.

Entre juin et juillet, les cours du blé et du maïs sur les marchés boursiers ont augmenté de 25 % tandis que celui du soya s’est apprécié de 17 %, précise la Banque. En juillet, l’indice mondial des prix alimentaires, qui suit l’évolution des denrées faisant l’objet d’échanges internationaux, se situait à 1 % de son record historique de février 2011. Malgré tout, les experts de la Banque ne prévoient pas de répétition de la crise alimentaire de 2008 grâce notamment à la stabilité du prix du riz. De plus, grâce à l’abondance des approvisionnements et des stocks, la possibilité d’un brusque rebond de ses cours est minime au cours des prochains mois.

Une bonne nouvelle selon l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture (FAO) qui voit dans cette céréale le seul rempart à une éventuelle crise alimentaire semblable à celle de 2008.

La FAO de même que le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM) plaident néanmoins pour une intervention rapide et coordonnée à l’échelle internationale peut empêcher cette répétition. « Il nous faut agir sans délai pour éviter que ces chocs de prix n’aboutissent à une catastrophe affligeant des dizaines de millions de personnes au cours des prochains mois », ont-ils déclaré dans un communiqué conjoint.

Pour les trois organismes, les pays doivent s’abstenir de réagir par des achats dictés par la panique et des restrictions à l’exportation qui, « tout en aidant de façon temporaire certaines catégories de consommateurs nationaux, sont généralement inefficaces et rendent la vie dure à tous les autres ».