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Un coup d'épée... dans le blé!

Le gouvernement conservateur s’apprête à aller chercher de l’argent dans les poches des producteurs de céréales de l’Ouest canadien.

Cela prendra la forme d’un « prélèvement volontaire » et tout se fera « en toute transparence », assure le ministre de l’Agriculture, Gerry Ritz. Les producteurs seront à même de constater, croit-il encore, la « pleine valeur » de leurs interventions avec leurs contributions.

La mise en place de ce prélèvement pour financer la recherche, la promotion et la commercialisation, notamment, a été annoncée le 1er août, alors que les cendres de la Commission du blé étaient encore toutes chaudes.

La CCB renaîtra sous une nouvelle identité, et elle évoluera désormais sur un terrain beaucoup plus compétitif. La Commission a conclu une entente avec une compagnie de manutention de grain, Louis Dreyfus Canada. Elle prévoit faire affaire avec 30 à 40 % des fermiers de l’Ouest canadien.

Page d’histoire

Le ministre Ritz s’est rendu à Saskatoon pour tourner ce que plusieurs considèrent comme une page d’histoire. Il a même soutenu que la fin du monopole de la CCB, après 76 ans, allait générer des occasions d’affaires pour les producteurs agricoles de la Saskatchewan et des autres provinces de l’Ouest canadien.

Or, des voix s’élèvent déjà pour dénoncer l’attitude des conservateurs dans ce dossier. Un producteur de la Saskatchewan craint que la déréglementation de la vente du grain sera dommageable pour les fermiers.

Avoir confiance

Qu’à cela ne tienne : le ministre de l’Agriculture demande aux producteurs de lui faire confiance. « Ce prélèvement vise à aider l’industrie céréalière (…) à croître, à gagner en rentabilité à la forme et à renforcer l’économie canadienne », a plaidé Gerry Ritz.

Précisons enfin que l’organisme les Amis de la CCB croit encore possible de ressusciter la Commission canadienne du blé dans sa forme originale. L’organisme veut contester devant la Cour suprême du Canada une décision rendue précédemment en Cour d’appel, qui donnait raison au ministre Ritz.

Un coup d’épée… dans le blé? Un dossier à suivre.