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Les engrais naturels contiennent tous les éléments nutritifs dont une plante a besoin pour se développer. Crédit photo : Archives TCN

Les engrais naturels contiennent tous les éléments nutritifs dont une plante a besoin pour se développer. Crédit photo : Archives TCN

Tirez avantage des engrais naturels

Bien utilisés, les fumiers et lisiers comportent de multiples avantages autant pour les cultures que pour la rentabilité des entreprises agricoles.

Un engrais naturel est un produit organique créé à partir de matières premières d’origine végétale, minérale ou animale. Le but premier de son utilisation est de permettre la réussite des cultures, car le rendement de celles-ci est l’un des éléments essentiels de la réussite agricole. De plus, les engrais naturels contiennent tous les éléments nutritifs dont une plante a besoin pour se développer. Aussi, ces engrais comportent de multiples avantages. Par exemple, ils aident à renforcer la qualité nutritive des terres en protégeant celles-ci de l’érosion. Les engrais naturels sont une véritable solution de rechange aux engrais chimiques.

Depuis des siècles

Riche en azote et en autres nutriments facilitant la croissance des végétaux, le fumier est utilisé depuis des siècles comme produit fertilisant en agriculture. C’est une matière organique issue des excréments et de l’urine venant des animaux que l’on mélange à de la litière. Bien employés, les engrais contribuent à maintenir la fertilité de la terre et à l’enrichir en apportant divers nutriments et matières organiques, et notamment de l’azote naturel que l’on retrouve dans les matières fécales.

Il existe plusieurs types d’amendements organiques. Les fumiers chauds, qui proviennent des chevaux ou des ovins, sont plutôt adaptés aux terres argileuses. On les appelle fumiers chauds puisqu’on dit qu’ils « chauffent le sol » ou qu’ils constituent des « couches chaudes ». Aussi, il y a les fumiers froids, soit les fumiers et lisiers de porcs et de bovins. Ceux-ci sont riches en azote naturel et adaptés aux sols siliceux et calcaires. Ils se dégradent lentement, soit de 25 % durant la première année et de 50 % durant la deuxième, et ils ont un effet résiduel pendant plusieurs années. C’est principalement ces amendements organiques que les agriculteurs de la région de Lanaudière utilisent. Les apports de ces matières fécales doivent se faire préférablement en automne pour le printemps suivant. Quant aux fientes et aux fumiers de volailles, ils sont d’excellents fertilisants à action rapide. Ils peuvent être mis en même temps que les semis ou les plantations. Leur faible quantité nécessaire permet d’éviter une surconcentration de matière organique.

Précautions à prendre

Cependant, on n’emploie pas le fumier dès sa sortie de l’étable, de la bergerie ou de l’écurie puisque lorsqu’il est frais, il risque d’endommager les plantes en brûlant les racines, en particulier à cause de l’urine. C’est pour ça que l’on doit le composter au moins six mois, principalement dans une fosse, avant de l’épandre sur les cultures.

Le nombre de têtes de bétail a augmenté au cours des deux dernières décennies, d’après les données de Statistique Canada. La production de fumier a elle aussi progressé. Il faut donc y porter une attention particulière, car si le fumier est mal géré, il peut devenir une source de pollution en contaminant l’eau et en produisant des émissions atmosphériques indésirables.

En conclusion, il serait fortement conseillé d’utiliser les engrais naturels, car ils ne contiennent pas de molécules chimiques. Aussi, ils ont beaucoup plus d’effet sur le sol que pourrait avoir un fertilisant de nature chimique : ils sont efficaces, ne brûlent pas les végétaux et, s’ils sont bien gérés, ils ne polluent ni le sol, ni l’air, ni les eaux. Cela dit, les engrais naturels permettent d’obtenir d’excellents résultats sans nuire à l’environnement.

Pénélope Lafortune est étudiante en cinquième secondaire au Collège Esther-Blondin de Saint-Jacques, dans le programme d’éducation internationale. Ce texte a été réalisé dans le cadre de son projet personnel de fin d’études secondaires. En publiant ce texte, La Terre de chez nous encourage la relève en agriculture.