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Les soyas proposés en 2019 auront la diversité qu’il nous faut pour cultiver la rentabilité. Crédit photo : Hubert Brochard

Les soyas proposés en 2019 auront la diversité qu’il nous faut pour cultiver la rentabilité. Crédit photo : Hubert Brochard

Des soyas plus variés pour cultiver la rentabilité en 2019

Le magazine Grains vous propose à nouveau les variétés prometteuses de soya pour la saison 2019. Vous trouverez dans le tableau qui suit plusieurs nouveautés, mais aussi quelques introductions des dernières années qui n’ont pas fini de promettre une belle récolte.

Comme tous les ans, nous avons demandé à chaque semencier de nous proposer un maximum de quatre variétés prometteuses de soya. Et le choix continue de s’améliorer.

En plus des soyas OGM résistants à un ou à deux herbicides, vous retrouverez des cultivars de soya conventionnels pour l’alimentation humaine, par exemple pour le marché du bio ou de l’identité préservée (IP). Et les semenciers continuent de sélectionner des variétés résistantes à la sclérotiniose (moisissure blanche), au pourridié phytophthoréen causé par le Phytophthora et à la verse.

Ainsi, vous pouvez diversifier votre culture de soya et répartir les risques climatiques et financiers en partageant vos champs entre variétés conventionnelles et résistantes aux herbicides, ou cultiver totalement en gestion biologique. Varier ses types de soya permet aussi de prévenir l’apparition de mauvaises herbes résistantes ou de maladies pouvant déjouer la résistance naturelle des cultivars qui les tolèrent.

Protéger les semences et les jeunes plantes

Vos semenciers continueront en 2019 d’offrir des solutions de rechange aux néonicotinoïdes. Plusieurs d’entre eux proposeront des semences traitées avec des fongicides seulement, ou avec une combinaison de fongicides et d’un insecticide de remplacement, tout en gardant le choix de l’inoculant aux rhizobactéries. 

L’un des insecticides de remplacement appliqué sur les semences sera le cyantraniliprole (FortenzaMD). Le fabricant prévient toutefois sur l’étiquette que l’emploi de ce produit classé toxique pour les organismes aquatiques « peut entraîner la contamination des eaux souterraines, en particulier dans les sites où les sols sont perméables (par exemple les sols sableux) et/ou encore si la nappe phréatique est peu profonde ». La même mise en garde s’applique au chlorantraniliprole (LumiviaMD), recommandé dans le maïs.

De plus, vu la toxicité du cyantraniliprole pour les abeilles, le fabricant recommande de minimiser l’exposition des pollinisateurs aux poussières lors de la mise en terre des semences traitées. Et cela, en respectant les directives de l’étiquette et en consultant le guide Protection des insectes pollinisateurs et utilisation responsable des semences traitées – Pratiques exemplaires de gestion sur le site Web de Santé Canada.

Encore une fois, votre bon sens et la modération – grâce à la diversité – seront de mise.

VOIR LES TABLEAUX ICI.

Cet article est paru dans l’édition d’octobre 2018 du magazine GRAINS.