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Le président du CQPF, Alphonse Pittet. Photo: Archives / TCN

Le président du CQPF, Alphonse Pittet. Photo: Archives / TCN

S’armer pour les années à venir

Les changements climatiques et les épisodes de sécheresse n’effraient pas Alphonse Pittet, président du Conseil québécois des plantes fourragères (CQPF).

Ce dernier entrevoit même l’avenir avec beaucoup d’optimisme et se montre rassurant sur les enjeux ­auxquels seront confrontés les ­producteurs fourragers dans les années à venir.

« Il y a tout pour être optimiste, souligne le président du CQPF. Il y a beaucoup de potentiel dans la production de fourrage et je ne serais pas surpris qu’on soit à l’aube d’un grand changement dans le monde des plantes fourragères. » Celui qui produit des fourrages sur plus de 260 hectares réfute d’ailleurs l’idée selon laquelle le domaine des plantes fourragères est le parent pauvre de la recherche.

« On se bat encore contre cette idée de parent pauvre, mais il y en a, de la recherche, dans les plantes fourragères. Peut-être moins que dans le secteur des grains ou de la production laitière, mais il se fait ­beaucoup de recherches », souligne le ­président.

Le problème, poursuit-il, réside dans la diffusion de l’information. « Il faut amener les résultats des recherches jusqu’aux producteurs. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons créé un pôle d’expertise en plantes fourragères, pour faciliter le transfert des connaissances du ­laboratoire jusqu’au champ. »

Selon le président du CQPF, les plantes fourragères seraient l’une des meilleures armes pour lutter contre les changements climatiques.
Il affirme qu’une augmentation des superficies en production de plantes fourragères, en plus de tous les bénéfices liés à l’approvisionnement des producteurs, contribuerait aux cinq objectifs mis de l’avant par le plan d’agriculture durable du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de ­l’Alimentation du Québec, soit de réduire l’usage de pesticides, ­d’accroître la biodiversité, d’optimiser la gestion de l’eau, d’améliorer la santé et la conservation des sols et d’optimiser la gestion des matières fertilisantes.

« C’est là-dessus qu’on travaille, ­soutient le président. On est en train de s’armer pour faire face aux changements climatiques. On rattrape le retard qui a été accumulé ces ­dernières années. Le CQPF est plus vivant que jamais. Nous agissons en symbiose avec les grands mouvements de la société. »