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Objectif rendements

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Tel que publié dans L’UtiliTerre

Au cours des dernières semaines, le prix du maïs a retrouvé tranquillement sa valeur perdue en raison des événements japonais, mais pour les producteurs de grandes cultures, cette volatilité des marchés n’est pas de tout repos. Dans les lignes qui suivent, je vous propose une vérification en 7 points de votre planteur à maïs pour que vous preniez le contrôle de vos rendements, dans la mesure du possible.

Les 7 secrets pour obtenir un meilleur ensemencement

1-Le réglage de l’unité de distribution (30 %)

Le premier secret pour diminuer l’écart-type est la préparation de l’unité de distribution. Pièce maîtresse du planteur, qu’elle soit mécanique ou pneumatique, sa révision permet le réglage précis des dispositifs pour enlever les doubles grains (dédoubleur). Même si la calibration de l’unité est faite en fonction de la dimension des grains de semence et des indications du fabricant, il importe de bien vérifier les résultats après leur chute au sol. En effet, la chute des semences a beaucoup d’importance sur la précision, puisque celles-ci peuvent ricocher si elles ne sont pas centrées dans le tube de descente. Les ricochets provoquent des retards importants. Pour éviter le pire, les capteurs situés à l’intérieur des tubes ne doivent pas gêner la descente de la semence. Un bon calibrage de l’unité de distribution permet d’atteindre au moins 30 % des performances du planteur.

2-La mise en sol (20 %)

Le deuxième secret d’un ensemencement réussi consiste à bien maîtriser la mise en sol. La formation du sillon, qui doit être exécutée par les disques ouvre-sillon, est en forme de « v » parfait pour assurer la profondeur de semis désirée. Pour y arriver, les disques doivent avoir au moins 14 pouces de diamètre et plus. Une façon simple de les vérifier est de mesurer la distance où ils se touchent. Pour de meilleurs résultats, cette mesure doit être d’au moins de 2 pouces. Si ce n’est pas le cas, il est possible de les rapprocher l’un contre l’autre en enlevant des cales d’épaisseur (shims) ou bien de les remplacer complètement. Un autre point important à vérifier est l’alignement des roues plombeuses sur le sillon. Comme elles sont ajustables, si elles ne sont pas centrées, elles peuvent déterrer la semence. Un bon ajustement de la mise en sol permet d’atteindre au moins 20 % des performances du planteur.

3-Le remplacement et l’ajustement des pièces usées (15 %)

Le troisième secret pour mieux semer consiste à remplacer les pièces usées sur le planteur. Par exemple, les coussinets (bushings) des barres parallèles qui assurent la solidité des unités doivent être vérifiés. Si les unités démontrent un déplacement latéral d’au moins 1/2 pouce, elles doivent être changées. Quant aux roues de profondeur, elles doivent rouler contre les disques ouvre-sillon avec une très petite tolérance. En effet, elles ne doivent pas laisser passer les infiltrations de terre, ce qui peut modifier la profondeur de semis. Le bon remplacement des pièces usées permet d’atteindre au moins 15 % des performances du planteur.

4-Contrôler la vitesse de semis (10 %)

Plusieurs pensent qu’un semis efficace consiste à couvrir la plus grande superficie dans une journée. Eh bien ce n’est pas ce que croit Bob Nielson, de l’Université de Purdue en Indiana! Ses recherches démontrent clairement que l’écart-type d’une population augmente à mesure que l’on accélère la vitesse de semis. En termes de rendement, il démontre une perte de 3,5 boisseaux à l’acre lorsque l’on passe de 5 à 6 mph. Cela signifie 17,50 $ l’acre sur une base du maïs à 200$/tonne. Ainsi, un mécanisme à air a tendance à diminuer sa population alors qu’un mécanisme à doigt l’augmente à mesure que l’on augmente la vitesse. Le contrôle de la vitesse permet d’atteindre au moins 10 % des performances du planteur.

5-Vérifier l’entraînement du semoir (10 %)

L’entraînement est responsable de la douceur de roulement des disques de semence. Une vibration et une rotation saccadée accroissent l’écart-type. Inutile de dire qu’il ne faut pas tolérer des chaînes rouillées et des engrenages avec des dents trop pointues. Une inspection de tous les organes d’entraînement (embrayage, roulement, pneus) s’impose! La vérification de l’entraînement permet d’atteindre au moins 10 % des performances du planteur.

6-Ajuster la mise à niveau du semoir (10 %)

Le sixième secret pour obtenir un meilleur ensemencement est de mettre l’équipement au niveau. On peut corriger le nivellement en positionnant correctement la main du planteur et la barre de tire du tracteur. Ainsi, un planteur au niveau a des barres parallèles à l’horizontale. Cet aspect est trop souvent négligé, ce qui perturbe les performances de la mise en sol. En effet, les disques ouvre-sillon, qui se touchent sur une distance d’environ 2 pouces, doivent pouvoir attaquer le sol à une hauteur précise. De plus, les roues plombeuses qui ont pour rôle d’enterrer la semence doivent aussi assurer une bonne pression sur le sol afin d’améliorer le contact sol-semence. Elles doivent donc absolument travailler de niveau. L’ajustement de la mise à niveau permet d’atteindre au moins 10 % des performances du planteur.

7-La vérification du taux de semis (5 %)

La vérification du taux de semis est la dernière étape et, à mon avis, la plus importante. Même si certains moniteurs donnent plusieurs informations en temps réel, rien ne vaut un examen complet de la répartition des grains au sol. Petite pelle à la main, il faut déterrer, mesurer, comparer et finalement constater les performances réelles du planteur. Profondeur de semis, enterrement de la semence et raffermissement du sol sont donc inspectés à la loupe. Rien de très compliqué, juste de quoi vous rassurer pour que tous les réglages donnent les bons résultats. La vérification du taux de semis permet d’atteindre au moins 5 % des performances du planteur.

Des rendements optimisés

Il s’agit, finalement, de 7 secrets simples qui font en sorte de mieux répartir vos risques. Comme nous le savons tous, personne n’est à l’abri d’un bris mécanique, mais il est possible de tout mettre en œuvre pour augmenter la fiabilité du planteur. Le rendement, l’aboutissement complet d’une saison d’efforts constants, ne peut être au rendez-vous que si le semis tient compte de l’écart-type. Ce printemps, soyez de ceux qui désirent des rendements optimisés grâce à des superficies bien semées à 100 %, vous vous sentirez mieux devant ce marché parfois trop volatile.

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