fbpx

Monsanto délaisse les OGM en Europe

Pendant que les OGM semblent gagner du terrain en Chine, l’hostilité de plusieurs pays européens est venue à bout de la patience du géant Monsanto.

La multinationale américaine a décidé de retirer toutes ses demandes d’homologation d’OGM, sauf celle du maïs MON810, à cause d’une absence de perspectives commerciales dans un avenir prévisible. Le maïs et le soya de Monsanto continueront néanmoins d’être importés dans les pays de l’Union européenne (UE) pour l’alimentation du bétail.

« Les gens disent que nous nous retirons du marché des OGM en Europe, mais nous n’avons pas vraiment de marché », a précisé Jose Manuel Madero, président et chef de la direction de Monsanto en Europe, dans une entrevue à Reuters. L’entreprise entend donc consacrer ses énergies à son marché actuel, non-OGM, qui représente tout de même 1,72 G$ US par an.

Hostilité envers les OGM

Tout récemment, la saga entourant l’approbation du maïs MON810 a encore démontré la difficulté pour plusieurs politiciens européens de convaincre l’opinion publique de l’innocuité des OGM. Ce maïs résistant à l’herbicide est homologué par l’UE. C’est le seul qui y est cultivé commercialement, notamment en Espagne et au Portugal. Huit autres pays de l’UE ont toutefois décrété des moratoires pour empêcher cette culture.

Le président François Hollande a confirmé, le 2 août dernier, une prolongation du moratoire français sur la culture du maïs MON810 de Monsanto. Cette décision a été annoncée le lendemain de l’annulation de l’interdiction de cultiver ce maïs OGM par le Conseil d’État de l’UE. Le Conseil jugeait le moratoire français non conforme au droit européen. Le président Hollande a cependant justifié sa décision en disant vouloir éviter des conséquences néfastes pour les autres productions agricoles, dont l’apiculture.