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Les producteurs bio font leurs propres recherches

Au Lac-Saint-Jean, Jacques Dallaire et Christian Taillon, en collaboration avec Agrinova, tentent de se sortir de l’impasse en testant différentes variétés de canola dans leur ferme respective.

« Nous avons fait venir des variétés qui ne devraient pas avoir d’OGM. L’espoir se tourne vers un canola de souche polonaise qui n’a pas la même couleur, et qui serait donc facile à différencier du canola maintenant utilisé par les compagnies. Si nous pouvions le cultiver, nous sécuriserions notre marché », affirme M. Dallaire. Surtout que ce canola présente une maturation plus rapide et donc, une période de floraison déphasée par rapport à celle des variétés OGM. Malheureusement, à l’aube des récoltes, il semble que les performances de cette souche polonaise ne soient pas au rendez-vous. « Ça s’annonce pas fort! À première vue, les rendements dans ma parcelle d’essai seront la moitié moins élevés avec ce type de canola », estime M. Taillon.

De son côté, La Coop Agrobio tente également de renverser la vapeur en développant des semences de maïs sans OGM, des hybrides ou des variétés à pollinisation ouverte. « Nous avançons dans nos recherches, mais ce n’est pas évident de trouver un champ pour produire des semences qui seront entièrement libres de contamination », dénonce Maude Laroche, agroéconomiste et directrice de la Coop.

Reportage complet dans La Terre de chez nous du 20 août 2014