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Les premiers jours de juin ont permis à David Côté, de Saint-Paul-d’Abbotsford, de goûter à sa première fraise de l’année. Photo : Gracieuseté de David Côté

Les premiers jours de juin ont permis à David Côté, de Saint-Paul-d’Abbotsford, de goûter à sa première fraise de l’année. Photo : Gracieuseté de David Côté

Les fraises se pointent le bout du nez

Elles auront mis du temps à se parer de leur rouge caractéristique, mais les premières fraises sont finalement arrivées. C’est du moins le cas à Saint-Paul-d’Abbotsford, en Montérégie, où David Côté, coassocié aux Jardins Damaco, peut se targuer d’avoir goûté l’une des premières fraises de l’année au début de la semaine dernière.

« Dans la région, on a la chance de ne pas avoir un gros couvert de neige, explique le producteur. Alors dès que le soleil se montre, la végétation apparaît en dessous des bâches. » Ses premières fraises, issues d’un cultivar à jours neutres, renfermaient toutefois une saveur plutôt acide, de son propre aveu. « C’est pour ça qu’on n’est pas pressés de les cueillir, dit-il. Avec les jours plus chauds qui s’en viennent, elles vont produire plus de sucre. »

Lentement, mais sûrement

Certaines variétés se retrouveront bientôt dans les kiosques, mais il faudra toutefois attendre pour goûter à celles d’été. « On est loin d’une récolte, confie Alexandre Sauvé, de Coteau-du-Lac, près de Montréal. Il y a des fraises qui mûrissent, mais on a aussi beaucoup de fleurs en développement. »

Du côté de Thetford Mines, les plants de Mario Nadeau n’arboraient pas encore de fleurs le 3 juin, fort heureusement, puisque la grêle s’est abattue dans ses champs ce jour-là. « On en a reçu un pouce », indique-t-il, ayant bon espoir que sa production n’en souffre pas. N’empêche que le printemps froid de cette année l’amènera à amorcer ses activités d’autocueillette probablement autour du 10 juillet; du jamais vu.

À L’Île-d’Orléans, Guy Pouliot s’attend pour sa part à une première récolte autour du 20 juin. « Ça sort environ cinq jours plus tard que l’an passé, mais sinon, tout est beau, et on va avoir une belle année », dit-il. David Côté est enthousiaste lui aussi. « Un printemps froid permet à la plante de bien se développer, d’avoir une floraison étalée et des fruits qui grossissent bien, explique-t-il. Je m’attends à un départ canon dès que l’on connaîtra des journées un peu plus chaudes. »