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Simon Lavallée et Mathilde St-Jean Lavallée sont étonnés des bons rendements obtenus cette année, malgré le manque d’eau. Photo : La Sublime Asperge

Simon Lavallée et Mathilde St-Jean Lavallée sont étonnés des bons rendements obtenus cette année, malgré le manque d’eau. Photo : La Sublime Asperge

Les asperges ont survécu à la sécheresse

La sécheresse qui sévit à plusieurs endroits au Québec n’a pas freiné les producteurs d’asperges sondés par La Terre, la semaine dernière.

Alors que les récoltes tirent à leur fin, la plupart d’entre eux se sont dits étonnés des bons rendements qu’ils ont obtenus. Certains parlent même d’une saison record. « La météo est bizarre cette année, mais le champ fournit encore de belles asperges, a exprimé Simon Lavallée, producteur de la Montérégie, le 17 juin. Il y a moins de grosses asperges que d’habitude, parce qu’il n’y a pas beaucoup d’eau, mais elles sont belles et le rendement est bon ». L’agriculteur de Saint-Aimé, qui prévoyait terminer ses récoltes le 25 juin, a qualifié l’année 2021 de « surprenante ».

Contrairement à la saison dernière, Guy Champagne, agriculteur de Lanoraie dans Lanaudière, a quant à lui reçu presque tous ses travailleurs à temps, ce qui a fait une nette différence, croit-il. « On a beaucoup irrigué. Parfois, il ventait beaucoup, alors nos asperges crochissaient. Mais de façon générale, ça a été bon », constate le producteur avec soulagement.

Louis-Marie Jutras, dont la ferme se situe à Sainte-Brigitte-des-Saults dans le Centre-du-Québec, estime avoir obtenu des rendements supérieurs de 20 % comparativement à l’an dernier. « Malgré la sécheresse, on a eu notre meilleure année depuis un bon bout de temps », lance-t-il.

De la pluie au bon moment

À Granby, en Montérégie, Mathieu Beaudry affirme avoir connu sa meilleure saison à vie. « C’est une saison extraordinaire! » s’exclame-t-il avec satisfaction. « On a été chanceux. On a eu de la pluie au bon moment. Les gels ne nous ont pas affectés. Le printemps aussi a été bon; on a eu de la neige à la mi-avril et ça a fait des réserves d’eau dans les sols », détaille-t-il.

Affligée par deux épisodes de gel, la productrice Sylvie St-Yves, de Saint-Étienne-des-Grès en Mauricie, ne se réjouit pas autant que ses confrères, mais qualifie tout de même sa saison de « correcte ». « Ça aurait été mieux si ça n’avait pas gelé, c’est certain. On n’a pas eu de rendements extraordinaires et j’ai eu des pertes, mais les récoltes ne sont pas si mal dans les circonstances », témoigne-t-elle.