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Parmi les 36 qui ont été soumis à une inspection, 14 agronomes spécialisés en phytoprotection se sont attiré les reproches du comité chargé de surveiller leur travail. Photo : MarieMichèle Trudeau

Parmi les 36 qui ont été soumis à une inspection, 14 agronomes spécialisés en phytoprotection se sont attiré les reproches du comité chargé de surveiller leur travail. Photo : MarieMichèle Trudeau

Le travail de 14 agronomes sous la loupe de l’Ordre

L’Ordre des agronomes du Québec (OAQ) a dévoilé récemment les détails de ce qui est reproché à 14 de ses membres spécialisés en phytoprotection et dont les dossiers font présentement l’objet d’un suivi par l’Ordre. Voilà ce qui ressort entre autres de la version préliminaire du rapport annuel de l’OAQ dont La Terre a obtenu copie.

Les inspecteurs du Comité d’inspection professionnelle (CIP), chargés par l’OAQ de surveiller la pratique de la profession, reprochent entre autres aux fautifs d’avoir rempli de façon incomplète des justifications et des prescriptions agronomiques. Ils soulignent aussi un problème de confusion chez certains d’entre eux quant à leur rôle et à leurs obligations envers les producteurs.

Sans qu’on puisse les relier, les observations du CIP font écho aux données rendues publiques en juillet par le ministère de l’Environnement en vertu de la Loi d’accès à l’information. Ce dernier a relevé des manquements dans 19 des 27 justifications agronomiques visant l’atrazine qui lui ont été remises en 2018, indiquant au passage que 17 d’entre elles provenaient d’agronomes employés par des entreprises de vente de pesticides et que 7 étaient issus d’une seule et même compagnie.

Nouveaux règlements en cause

Questionné sur le sujet, le président de l’Ordre, Michel Duval, a souligné que les inspections de 2018 avaient été réalisées dans un contexte de sensibilisation des agronomes à l’application de nouveaux règlements qui encadrent la recommandation d’atrazine et d’insecticides de la famille des néonicotinoïdes.

Le contexte rappelle selon lui celui de l’adoption des plans agroenvironnementaux de fertilisation ou de valorisation (PAEF et PAEV) en 2004 et 2005. « On avait alors fait des inspections et offert de la formation à ceux qui en avaient besoin », dit-il.

Certains des 14 agronomes dont le travail est étroitement surveillé pourraient ainsi se faire accompagner. « Il se pourrait qu’on recommande par exemple un stage avec ou sans perfectionnement, précise M. Duval. Il pourrait également y avoir suspension ou limitation du droit de pratique, et s’il devait s’agir d’un cas de déontologie, le dossier pourrait être transmis au bureau du syndic pour enquête. »