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Au Québec, la superficie ensemencée de maïs-grain est de 890 800 acres, un recul de 5,7 % par rapport à 2019. Crédit : Archives/TCN

Au Québec, la superficie ensemencée de maïs-grain est de 890 800 acres, un recul de 5,7 % par rapport à 2019. Crédit : Archives/TCN

Le maïs-grain et le soya en recul en 2020

Bien que le maïs-grain et le soya obtiennent toujours la part du lion des superficies ensemencées au Québec, ces cultures ont perdu 75 000 acres cette année. En revanche, les céréales ont connu une hausse appréciable, notamment dans l’avoine et le blé.

Selon les données publiées par Statistiques Canada le 29 juin, la superficie consacrée au maïs-grain s’étend à 890 800 acres dans la province, un recul de 5,7 % par rapport à l’année précédente. Il s’agit de la superficie la plus basse en 20 ans pour cette culture. La diminution pour l’ensemble du Canada a été de 3,7 %.

La superficie ensemencée de soya a diminué de 2,3 % au Québec, pour atteindre 885 500 acres. À l’échelle du pays, cette baisse se chiffre à 11,3 %. Statistiques Canada relève que l’Ontario et le Manitoba, qui sont avec le Québec les plus grands producteurs de soya au pays, ont affiché une importante réduction de leur superficie de soya, respectivement de 8,5 % et de 21,8 %. L’abandon des oléagineux en raison des stocks mondiaux élevés pourrait expliquer cette diminution.

En contrepartie, les agriculteurs du Québec ont semé plus de céréales dans leur champ. Le blé de printemps a atteint un sommet à 241 000 acres, un bond de 33,3 % par rapport à l’année précédente. L’avoine a connu une hausse significative de 12,5 % pour un total de 204 200 acres et l’orge est passée à 126 100 acres, une hausse de 3,2 %.

Le blé d’hiver a été moins éprouvé que l’an dernier avec 32 200 acres de blé restant pour une superficie semée de 51 100 acres à l’automne. En 2019, le blé d’hiver restant couvrait une superficie de 22 600 acres pour 45 500 acres semées.

Ces données ont été recueillies du 14 mai au 11 juin 2020 auprès de 24 500 fermes au pays. Pour consulter l’intégralité de l’Enquête des superficies des principales grandes cultures, cliquez ici.