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L’ail québécois, le seul et l’unique !

Pour bien des gens, tous les ails paraissent semblables, qu’ils proviennent d’Argentine, de Chine, d’Espagne ou d’Ontario. Or, ce n’est pas le cas, puisque le terroir où l’on cultive l’ail lui confère une saveur qui lui est propre.

Comme les caractéristiques de cette plante sont fortement déterminées par l’environnement dans lequel elle est cultivée, chaque région de la planète a vu se développer une variété d’ail qui lui est propre. Ce phénomène a permis la création de plusieurs centaines de variétés différentes d’ail – de 600 à 1 000 selon les auteurs – à travers le monde.

Parmi la cinquantaine de variétés cultivées au Québec, le cultivar ‘Music’ est le plus prisé par les agriculteurs faisant partie de l’Association des producteurs Ail Québec. C’est le producteur Al Music qui aurait importé au Canada cette variété provenant d’Italie et lui aurait donné son nom. Reconnu pour sa saveur puissante, sa vigueur et sa résistance aux maladies, l’ail ‘Music’ peut se conserver longtemps, soit de 8 à 12 mois. 

Par ailleurs, les conditions climatiques et du sol pourraient avoir un impact sur la couleur de la peau de l’ail. Certaines années, la tunique parcheminée des variétés comme ‘Music’ est blanche ou jaune, tandis que d’autres années, elle est mauve ou rosée.

Il y a fort longtemps que l’ail est apprécié pour ses qualités culinaires et thérapeutiques exceptionnelles. En Chine et au Moyen-Orient, l’utilisation de cette plante remonte à aussi loin que 3 000 ans av. J.-C.

Depuis des millénaires, la culture de l’ail se transmet au fil des générations. 

La majorité des botanistes s’entend pour dire que l’ail cultivé se décline en 11 groupes distincts. Les variétés à tige rigide sont réparties en huit groupes, dont Purple Stripe, Porcelaine, Rocambole et Turban par exemple, tandis que les variétés d’ail à tige souple, qui servent notamment à l’ail tressé, se répartissent en trois groupes.

Albert Mondor, horticulteur et biologiste