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Crédit photo : Shutterstock.com

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La gestion par zone, une façon d'optimiser l’azote

Involontairement ou non, certains producteurs de grains épandent trop ou pas assez de fumier dans leurs champs. Voilà ce sur quoi a insisté Raj Khosla, chercheur en agriculture de précision à la Colorado State University, lors d’une conférence prononcée le 6 février dans le cadre du Rendez-vous végétal. Qu’à cela ne tienne, il a une solution pour eux, une solution susceptible de laisser quelques dollars de plus dans leur portefeuille.

La stratégie du chercheur s’appuie sur un principe relativement simple : aucune terre ne produit de façon uniforme. Pourtant, de nombreux producteurs épandent encore de façon égale le fumier dans leurs champs. « Le problème avec cette façon de faire, c’est que la quantité optimale d’azote est appliquée seulement sur une fraction des parcelles, a-t-il souligné. Les autres en reçoivent trop ou pas assez. »

Le chercheur a présenté le cas d’un champ produisant en moyenne 182,5 boisseaux de maïs à l’acre. Comme il s’agit d’une moyenne, seulement 36 % des parcelles de ce champ ont produit entre 172,5 et 192,5 boisseaux à l’acre. « Cela veut dire que si vous appliquez de l’azote de façon uniforme dans ce champ, vous ratez votre cible dans plus de 60 % des cas en utilisant trop ou pas assez d’azote », a fait valoir M. Khosla.

Gestion par zone

Pour optimiser l’épandage de fumier, le chercheur propose une gestion par zone. Il invite le producteur à subdiviser son champ en trois types de secteurs selon le niveau de productivité des parcelles : celles qui produisent beaucoup, celles qui produisent dans la moyenne et celles qui produisent peu.

La superposition de trois couches d’informations permet de délimiter ces zones. D’abord, il faut des images aériennes capables de renseigner le producteur sur la densité du sol, son taux d’humidité ainsi que le pourcentage de matière organique qu’il contient. S’ajoutent à cela une carte topographique identifiant les zones d’accumulation d’eau puis une autre carte sur laquelle le producteur agricole indique quels secteurs sont peu ou très productifs. « Certains utilisent deux zones, certains en font cinq, explique Raj Khosla. Mais au final, cette façon de faire permet de gérer la macrovariabilité d’un champ et de réduire ses coûts en utilisant seulement ce qu’il faut », a rappelé le chercheur.