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Fraises du Québec : on rattrape les retards

La saison des fraises du Québec accuse « quelques jours de retard » sur l’an dernier.

Rien d’inquiétant, toutefois, pour les 700 membres de l’Association des producteurs de fraises et framboises du Québec (APFFQ) qui s’attendent, de façon générale, à connaître de bonnes récoltes au cours des prochaines semaines.

« Nous avons connu ce printemps des températures plus fraîches qu’en temps normal, rappelle Michel Sauriol, président de l’APFFQ. Mais tout rentre dans l’ordre avec des journées plus chaudes et ensoleillées qui accélèrent le développement des cultures. »

Il note que la fraise du Québec vient de faire son apparition dans les fruiteries et supermarchés, depuis environ une semaine, en plus d’être offerte à la ferme.

À la Fruiterie 440, à Laval, Anthony Delle-Donne, gérant, prévoit vendre encore cette année « de 2 000 à 3 000 caisses de boîtes de fraises par jour », quand la saison va débuter véritablement. Il constate en outre que les fraises locales constituent « un gros vendeur ».

Les prix

Michel Sauriol s’attend à ce que les prix du fruit rouge, pour les consommateurs, soient « sensiblement les mêmes que ceux de l’an dernier ».

Et il reconnaît que le meilleur outil de marketing pour les producteurs québécois, c’est la fraîcheur.

« Nous continuons de nous démarquer avec un fruit de qualité », se réjouit le président et producteur, bien conscient, par ailleurs, de la stratégie agressive sur les prix, pratiquée par les grands producteurs de fraises de la Californie.

L’autocueillette dans les champs devrait débuter vers le 20 juin, sur la rive nord de Montréal et en Montérégie, et à compter du 1er juillet, dans la région de Québec.

Précisons que les producteurs québécois cultivent une dizaine de variétés de fraises.