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Un petit groupe des Compagnons Maraîcher.e.s a donné de son temps aux producteurs de La Récolte de la Rouge les 8 et 9 septembre derniers. Crédit photo : Gracieuseté des Compagnons Maraîcher.e.s

Un petit groupe des Compagnons Maraîcher.e.s a donné de son temps aux producteurs de La Récolte de la Rouge les 8 et 9 septembre derniers. Crédit photo : Gracieuseté des Compagnons Maraîcher.e.s

Être « volonterre » le temps d’un week-end

Les Compagnons Maraîcher.e.s proposent aux gens de la ville d’aller donner un coup de main à des producteurs agricoles lors des récoltes ou pour tout autre travail nécessitant du « jus de bras » en réalisant des excursions à la fois solidaires et immersives.

Il y a deux ans, le fondateur de l’organisme, Olivier Côté-Thibault, a lancé ce projet bénévole dans le but « de se rapprocher du monde de l’agriculture et de le faire d’une façon pratique. J’ai toujours aimé organiser des événements rassembleurs et je voulais sensibiliser les gens aux réalités rurales et au fossé entre les deux milieux », raconte celui qui a étudié en urbanisme.

Depuis le début de l’aventure, 125 volontaires ont participé aux excursions mises sur pied en partenariat avec 25 fermes et fermettes différentes, principalement biologiques. En septembre, deux petits groupes d’une dizaine de personnes se sont d’ailleurs rendus à La Récolte de la Rouge, de Brébœuf, et à la Ferme Biopol, de Sainte-Marthe.

Impact 

Les Compagnons Maraîcher.e.s constituent une main-d’œuvre très appréciée des producteurs. Dans la série Web que l’organisation a tournée, l’un des agriculteurs visités témoigne avoir gagné un mois de travail en une seule journée. 

« Il y a un impact dans la production. Le fait d’avoir 20 bras tout un week-end, c’est vraiment quelque chose qui change la donne, surtout lors des moments charnières dans l’année », estime M. Côté-Thibault. 

Selon lui, beaucoup de citadins ne réalisent pas la quantité de travail requise pour produire les fruits et légumes locaux qu’ils consomment, jusqu’à ce qu’ils se rendent dans les fermes où il n’y a parfois que deux agriculteurs pour tout faire, de la récolte à la livraison, souligne l’initiateur.

D’où l’importance d’avoir accès à un réseau d’entraide. « Il y a des tâches qui ne nécessitent pas beaucoup d’expérience, alors on explique aux bénévoles quoi faire. On a des gens de tous les horizons, des jeunes et des moins jeunes », mentionne-t-il. Le tout se déroule dans une ambiance amicale, comme on peut le constater dans la série Web.

Le transport constitue la seule grande dépense de l’organisme, qui rembourse les frais d’essence de ses bénévoles. Les Compagnons Maraîcher.e.s prévoient par ailleurs faire des demandes de subventions pour poursuivre leur mission. 

Les producteurs qui souhaiteraient recevoir un groupe et les citadins qui aimeraient participer à une excursion trouveront tous les formulaires à l’adresse compagnonsmaraichers.org/participer.

Pour visionner la série Web des Compagnons Maraîcher.e.s, rendez-vous sur le site laserieweb.com.