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Au Lac-Saint-Jean, la boue complique et retarde les travaux de semis, en ce début juin. « On est restés pris en ramassant les roches. C’est très limite », raconte Daniel Girard. Photo : Daniel Girard

Au Lac-Saint-Jean, la boue complique et retarde les travaux de semis, en ce début juin. « On est restés pris en ramassant les roches. C’est très limite », raconte Daniel Girard. Photo : Daniel Girard

Des semis autour des trous de bouette au Lac

Les pluies abondantes des dernières semaines complexifient les travaux de semis dans certains secteurs du Lac-Saint-Jean. Cette situation crée de la tension, confie le producteur Daniel Girard, de Saint-Prime. « On commence à semer ces jours-ci. C’est très anormal, et nous sommes plusieurs à ne pas être avancés, surtout qu’ils annoncent encore des 15 à 20 mm de pluie », dépeint celui qui cultive près de 100 hectares de céréales sous régie biologique.

« On sème en faisant le tour des trous de bouette. Je n’ai jamais vu ça », ajoute-t-il, spécifiant qu’il doit ainsi laisser des zones non semées, qui imposeront un défi supplémentaire pour le contrôle des mauvaises herbes au fil de la saison.  La parcelle d’un demi-hectare de maïs sucré qu’il avait réussi à semer plus tôt semble souffrir du surplus d’eau. « Le maïs n’a pas germé pantoute. Je crois qu’il faudra le détruire », soupire-t-il.

Le producteur dit que le niveau de stress monte dans la région, surtout chez ses confrères qui ont de plus grandes superficies à semer. La situation n’est pas nécessairement catastrophique. « Ça va dépendre du reste de la saison. Si on a un été dans la moyenne et un automne tardif, nous serons corrects », relativise-t-il.

Près du tiers des producteurs touchés

La directrice régionale de la Fédération de l’UPA du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Lise Tremblay, estime qu’environ le tiers des producteurs de la région sont touchés par le surplus d’eau. « C’est principalement le haut du Lac. Il y a la pluie, mais aussi le fait que les cours d’eau sont hauts, alors les drains tirent moins. On a des producteurs qui sont en mode panique, présentement », explique-t-elle.